La conférence a réuni des responsables gouvernementaux et des acteurs de l’enseignement et de la formation techniques et professionnels autour des enjeux de modernisation des systèmes de formation, de développement des compétences et de coopération internationale.
La vision ivoirienne de l’enseignement technique présentée à Tianjin
Au cours de cette rencontre, Jean-Louis MOULOT a participé à deux sessions majeures consacrées aux défis et aux perspectives de l’enseignement technique et professionnel.

Lors de la session parallèle portant sur le thème « L’enseignement professionnel au service du développement durable en Afrique », le ministre délégué a présenté les ambitions de la Côte d’Ivoire, qui entend faire de l’enseignement technique un levier de transformation économique, d’industrialisation et d’insertion professionnelle des jeunes.
Il a notamment mis en avant la Politique nationale de l’Enseignement et de la Formation Techniques et Professionnels (EFTP) 2026-2035, dont le coût est estimé à près de 2 940 milliards de FCFA. Cette politique s’articule autour de trois axes prioritaires : la gouvernance, l’accès et la qualité.
Elle vise à renforcer l’adéquation entre la formation et l’emploi, à moderniser les programmes, à promouvoir l’alternance entre l’école et l’entreprise, ainsi qu’à intégrer les compétences liées au numérique, à l’intelligence artificielle et à la transition écologique.
Lors de la session ministérielle, les échanges ont également porté sur la définition de normes communes, la reconnaissance internationale des certifications et des qualifications professionnelles, ainsi que la mobilité des diplômés.
L’Accord de Pékin, un cadre de coopération internationale
L’un des temps forts de la conférence a été la signature de l’Accord de Pékin par 45 pays, parmi lesquels figure la Côte d’Ivoire.
Cet accord-cadre définit les principes et les conditions nécessaires au développement d’un enseignement technique et professionnel performant, inclusif et adapté aux exigences du monde contemporain. Il constitue un cadre de référence commun pour améliorer la gouvernance, la qualité des formations, l’adéquation formation-emploi et la coopération internationale.
Pour la Côte d’Ivoire, cette signature s’inscrit dans les ambitions de la Politique nationale EFTP 2026-2035. Elle traduit la volonté du pays de renforcer la compétitivité de son économie et l’employabilité des jeunes à travers un système de formation davantage adapté aux besoins du marché du travail.

« En formant la jeunesse africaine, nous ne préparons pas seulement des emplois : nous préparons un continent durable », a déclaré Jean-Louis MOULOT.
À travers sa participation à cette conférence mondiale et la signature de l’Accord de Pékin, la Côte d’Ivoire réaffirme son engagement en faveur d’un enseignement technique moderne, inclusif, compétitif et ouvert sur le monde, au service du développement durable et des aspirations de la jeunesse.