Présidé par le ministre délégué chargé de l’Enseignement technique, Jean-Louis Moulot, cet atelier de cinq jours réunit des experts, des responsables administratifs et des partenaires sociaux autour d’un objectif majeur : adapter le cadre institutionnel de l’enseignement technique aux nouveaux défis économiques, technologiques et sociaux, afin d’en faire un levier de développement des compétences et d’industrialisation de la Côte d’Ivoire à l’horizon 2030.



Plusieurs structures concernées par la réforme

Les travaux portent notamment sur la réforme de plusieurs structures sous tutelle, dont l’Institut pédagogique national de l’enseignement technique et professionnel (IPNETP), le Centre ivoirien pour le développement de la formation professionnelle (CIDFOR), le Centre de promotion des nouvelles technologies de l’information et de la communication (CPNTIC) et l’École ivoirienne de boulangerie, de métiers et d’alimentation (EIBMA).

Selon le Directeur des Affaires juridiques, Angui Bléou Philippe, cette réforme répond à une nécessité devenue incontournable. Créées dans des contextes qui ont considérablement évolué, ces structures doivent désormais être adaptées au nouveau cadre juridique applicable aux établissements publics nationaux, tout en actualisant et en renforçant leurs missions.

La réforme vise également à mieux intégrer les mutations économiques, technologiques et sociales qui transforment le système de formation. Il s’agit ainsi de doter ces institutions d’une organisation, de responsabilités et de moyens correspondant davantage aux exigences actuelles.

Clarifier les missions et renforcer l’efficacité

Pour le ministre délégué Jean-Louis Moulot, les travaux doivent permettre de clarifier les missions des différentes structures, de mieux articuler leurs responsabilités et de renforcer leur cadre institutionnel, afin qu’elles puissent répondre efficacement aux besoins du moment.

Le ministre a également souligné que les conclusions de l’atelier contribueront à définir, pour les prochaines années, le cadre institutionnel de ces structures et à renforcer leur capacité à remplir pleinement leurs missions au service de la transformation de l’enseignement technique.


Cette rencontre marque une étape importante dans un processus engagé depuis janvier 2024, à la suite de plusieurs mois de diagnostics réalisés avec l’appui d’un cabinet spécialisé.

Un enseignement technique au service de l’industrialisation

À travers cette réforme, le département en charge de l’Enseignement technique entend améliorer la performance, la gouvernance et l’efficacité de ses structures sous tutelle.

L’objectif est de mieux aligner l’offre de formation sur les besoins de l’économie nationale et de renforcer la contribution de l’enseignement technique au développement des compétences, à l’employabilité des jeunes et à la transformation économique de la Côte d’Ivoire.

Cette dynamique s’inscrit dans l’ambition de faire de la formation technique et professionnelle un levier stratégique de l’industrialisation, en dotant le pays de compétences adaptées aux exigences d’une économie moderne, compétitive et créatrice d’emplois.