Les établissements sont implantés à Gouékan, Tiahoué, Sérifina Ganhoué, Santa, Ferentela, Gbelo Mandougou et Saboudougou. Ils offrent aux élèves de ces localités et des villages environnants la possibilité de poursuivre leur scolarité à proximité de leurs familles.
Ces infrastructures s’inscrivent dans la dynamique de développement de la carte scolaire du Bafing. Le district compte désormais 29 établissements secondaires, dont 23 publics, comprenant cinq lycées et 18 collèges de proximité, ainsi que six établissements privés, selon les données communiquées par les autorités éducatives régionales.
Rapprocher l’école des populations rurales
Pour le président du Conseil régional du Bafing, ces réalisations répondent à un double enjeu éducatif et social : faciliter l’accès des enfants des zones rurales à l’enseignement secondaire et réduire les charges supportées par leurs familles.
« Ces infrastructures viennent répondre aux besoins des populations dans le domaine scolaire, rapprocher l’école des populations afin d’éviter des dépenses énormes aux parents et permettre à ceux-ci de mieux suivre leurs enfants », a expliqué Mamadou Sanogo.
L’implantation des collèges de proximité permet notamment de réduire les dépenses liées au transport, au logement et à la restauration des élèves qui étaient auparavant contraints de rejoindre les centres urbains pour poursuivre leurs études. Elle favorise également leur maintien auprès de leurs familles et un meilleur encadrement parental.
Une dynamique nationale d’accès à l’éducation
Cette politique s’inscrit dans l’orientation nationale visant à renforcer l’équité territoriale en matière d’accès à l’éducation. Entre 2011 et 2024, le nombre d’établissements secondaires publics en Côte d’Ivoire est passé de 294 à 902, soit 608 nouvelles constructions, dont 296 collèges de proximité.
Dans le Bafing, cette dynamique se poursuit avec d’autres projets, notamment à Silakoro et Moambasso, où le Conseil régional a engagé la construction de collèges de proximité destinés à améliorer davantage l’accès à l’enseignement secondaire dans les zones rurales.