Après trois années d’études et de recherches, les membres du consortium tiennent leur réunion annuelle, du lundi 21 au samedi 26 septembre 2026, sur le site d’AfricaRice de Bouaké. Cette rencontre vise notamment à présenter les acquis et les résultats obtenus dans le cadre du projet.
Des chercheurs de plusieurs pays réunis à Bouaké
Une cinquantaine de participants venus de plusieurs pays d’Afrique et d’Europe prennent part à cette rencontre. Durant les travaux, ils présentent les résultats de leurs recherches et échangent sur les possibilités de mise en œuvre des solutions développées dans d’autres pays.
Dans sa phase expérimentale, le projet international est déployé dans huit pays africains : la Côte d’Ivoire, le Liberia, le Bénin, l’Ouganda, le Kenya, le Cameroun, le Nigeria et le Ghana.
Les travaux de la réunion annuelle doivent ainsi permettre de faire le point sur les avancées enregistrées et de renforcer les échanges entre les différents acteurs engagés dans la recherche de solutions alimentaires adaptées aux réalités africaines.
La diversification alimentaire au cœur des réflexions
À l’ouverture de la rencontre, le professeur Michael Frei, enseignant en agronomie à l’Université de Giessen et coordonnateur du projet, a relevé plusieurs difficultés liées aux systèmes alimentaires en Afrique.
Selon lui, les situations sont diverses : certaines personnes ne disposent pas de nourriture en quantité suffisante, tandis que d’autres consomment des aliments pauvres en nutriments. À l’inverse, certaines populations disposent d’une alimentation abondante, mais dont la qualité peut présenter des risques pour la santé.
« Nous pensons qu’avec un système alimentaire diversifié, nous pouvons combattre la malbouffe qui nuit à la santé de la plupart des Africains », a-t-il déclaré.
À travers HealthyDiets4Africa, les chercheurs entendent ainsi contribuer à une meilleure compréhension des habitudes alimentaires et à la promotion de systèmes alimentaires plus diversifiés, dans le but d’améliorer la qualité de l’alimentation et de réduire les problèmes liés à la malnutrition.
Pour lui, à travers ce séminaire, les participants vont proposer des solutions concrètes pour lutter contre la malnutrition, notamment à travers les légumes et les fruits, qui vont, à coup sûr, améliorer la santé nutritionnelle des populations africaines. « Ces légumes et fruits sont très riches en éléments nutritifs », a-t-il assuré.
Pour sa part, Dr Damien Tchatcha, chercheur à AfricaRice, a révélé que des études ont été menées dans plusieurs pays africains afin de catégoriser les repas ou les systèmes alimentaires qui sont sains.
« Ces études ont montré que les aliments contenant beaucoup de viande présentent assez de risques pour notre santé, comme l’obésité, le diabète et les maladies cardiovasculaires », a-t-il souligné.
Par conséquent, il a invité les populations à changer leurs habitudes alimentaires. « Nous invitons les populations à consommer davantage de légumes et de fruits », a-t-il conseillé.
Notons que la rencontre prend fin le samedi 26 septembre 2026 par des visites de laboratoires.