À Béoumi, cette initiative a permis de mettre la lecture au cœur des échanges avec les élèves le vendredi 23 octobre à l’espace Goly. Pour Tata Nahomi, l’enjeu est important. Elle déplore la baisse du niveau de maîtrise des langues et appelle à une mobilisation collective pour inverser cette tendance. Selon elle, l’apprentissage de la lecture doit commencer dès le plus jeune âge afin de permettre aux enfants d’en faire une habitude durable, tout au long de leur parcours scolaire et même au-delà.

« Les enfants, eux, pourront être scotchés à la lecture dès le départ et garder ce précieux trésor jusqu’à la fin de leurs études et même pour toute leur vie », souligne-t-elle, insistant sur la nécessité de développer très tôt le goût des livres.
Au-delà de l’école, Tata Nahomi interpelle également les parents sur leur rôle dans l’éveil intellectuel des enfants. Pour elle, il n’est pas nécessaire de consacrer de longues heures à la lecture pour obtenir des résultats. Quelques minutes chaque soir peuvent déjà faire la différence.

Lire une page avec son enfant, lui poser des questions et l’encourager à raconter ce qu’il a compris : autant de gestes simples susceptibles de renforcer progressivement son vocabulaire, sa compréhension et son aisance dans l’expression.
Guehi Adolphe, secrétaire de préfecture de Béoumi, Représentant le Préfet à cette activité témoigne de l’intérêt porté à la promotion de la lecture et à l’encadrement éducatif des enfants. À travers sa participation, il dit s’inscrire dans une dynamique de sensibilisation et invite l’ensemble des acteurs à faire de la lecture un pilier de la formation des jeunes générations.

Un appel partagé par Diabaté, née Diallo Aminata, enseignante à l’EPP Municipalité de Béoumi. Saluant cette initiative, elle estime que la promotion de la lecture doit se poursuivre afin de susciter davantage d’intérêt chez les élèves. Elle invite, elle aussi, les parents à accompagner les enseignants en consacrant régulièrement un moment à la lecture à la maison.
Pour l’enseignante, même une courte séance peut contribuer à l’apprentissage, à condition d’impliquer l’enfant et de l’amener à comprendre ce qu’il lit.

Présent aux côtés de Tata Nahomi, Jean-Pierre Mukendi, auteur mis à l’honneur, a salué cette initiative qu’il juge essentielle pour l’avenir du pays. À ses yeux, promouvoir le livre auprès des enfants revient à préparer les générations appelées à prendre demain les responsabilités dans la société.
« Parler du livre, c’est préparer l’avenir du pays », affirme-t-il, rappelant que la formation intellectuelle des jeunes constitue un enjeu majeur pour le développement national et continental.
Pour l’auteur, la pensée et le savoir précèdent le progrès. Il considère ainsi le livre comme un fondement du développement et estime que les efforts consentis aujourd’hui pour encourager la lecture peuvent contribuer à renforcer le rayonnement intellectuel de la Côte d’Ivoire.

La promotion du livre en milieu scolaire mobilise également des acteurs du secteur de l’édition. À Béoumi, JD Éditions a pris part à cette étape de « La Récré des livres avec Tata Nahomi » pour accompagner la démarche de Tata Nahomi.
Représentant de la maison d’édition, Olive-Axel Tanoh a exprimé la satisfaction de son entreprise de contribuer à cette action de promotion de la lecture. Il a souligné l’engagement de JD Éditions en faveur du partage de l’amour du livre, notamment auprès des enfants éloignés des grands centres urbains.

L’objectif est de leur faire comprendre que le livre leur est accessible et qu’il constitue un outil indispensable à leur apprentissage et à leur épanouissement.
Cette démarche trouve un écho concret auprès des bénéficiaires. Doudou Chadrack, qui a reçu des livres de Tata Nahomi, n’a pas caché sa joie. « Je suis content et puis j’ai envie de lire », a-t-il confié, exprimant ainsi l’enthousiasme que peut susciter un livre lorsqu’il est mis à la portée d’un enfant.

À travers cette action, Tata Nahomi entend rappeler que l’accès à la lecture et l’accompagnement des enfants constituent des responsabilités partagées entre les familles, les établissements scolaires et les acteurs du livre.
L’initiative met ainsi en lumière une conviction essentielle : le goût de lire se construit dès l’enfance, par l’encouragement, la disponibilité des livres et la régularité de la pratique.