Au total, 221 candidats issus de 11 DRENAET ont pris part à cette édition, au terme de laquelle dix élèves ont été distingués pour la qualité de leurs productions littéraires. À travers leurs nouvelles, les candidats ont été invités à porter un regard personnel sur les enjeux liés au vivre-ensemble, au dialogue et au respect des différences.


La cérémonie a réuni plusieurs acteurs des secteurs éducatif, culturel et institutionnel. Parmi eux figuraient Kouadio Marie Koné, directrice générale de la Cohésion nationale, représentant la ministre de la Cohésion sociale, de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté, ainsi que Gboko Adjoumani, directeur de la Vie scolaire, représentant le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique. La rencontre a également enregistré la présence de Dr Hélène Lobé, présidente de l’Association des écrivains de Côte d’Ivoire, aux côtés de représentants du monde du livre, d’enseignants, d’encadreurs, de parents et d’élèves.

La littérature au service de la citoyenneté

Pour Macaire Etty, commissaire général du concours, l’initiative ne vise pas uniquement à détecter de jeunes talents littéraires. Elle ambitionne également de contribuer à la formation de citoyens responsables.

« Au-delà du talent stylistique, ce concours ambitionne de façonner des esprits et de forger des citoyens », a-t-il déclaré.


Dans un environnement marqué par l’omniprésence du numérique, le commissaire général estime que l’écriture et la littérature conservent une place importante dans la formation des jeunes. Elles permettent notamment de développer l’esprit critique et d’offrir des repères face aux transformations technologiques.

« Toute révolution technologique, pour ne pas être destructrice, appelle un encadrement moral et une éthique rigoureuse. La littérature a justement pour vocation d’éclairer et de canaliser cette toute-puissance », a-t-il souligné.

Cette vision rejoint celle portée par le représentant du ministre de l’Éducation nationale, pour qui l’école ne doit pas se limiter à la transmission des connaissances. Elle constitue également un espace de révélation des vocations et de développement des potentialités des élèves.


L’art et la culture offrent ainsi aux jeunes la possibilité d’imaginer, de créer et de porter un regard personnel sur leur environnement. Le directeur de la Vie scolaire les a, à cet effet, exhortés à poursuivre leur apprentissage de l’écriture en cultivant la lecture, la rigueur et l’originalité.

Dix écrivains pour accompagner les lauréats

L’une des principales innovations de cette deuxième édition réside dans l’accompagnement des dix lauréats par dix écrivains qui ont accepté de devenir leurs mentors.

Pour Dr Hélène Lobé, le rôle des écrivains ne doit pas se limiter à leur participation au jury. Ils ont également vocation à transmettre leur expérience, conseiller les jeunes auteurs et les accompagner dans leur progression.


Chaque lauréat bénéficiera ainsi de l’accompagnement d’un écrivain, a-t-elle indiqué, soulignant l’importance de cette relation entre auteurs confirmés et jeunes passionnés de littérature.

Le choix du thème de la cohésion sociale donne également une dimension particulière à cette initiative. Les établissements scolaires réunissent des élèves issus d’horizons et de sensibilités différents. Ils constituent, de ce fait, des espaces privilégiés pour apprendre le dialogue, la solidarité, la compréhension de l’autre et le respect des différences.

Selon la présidente de l’Association des écrivains de Côte d’Ivoire, la littérature permet aux jeunes de réfléchir autrement aux enjeux de la société. Le concours les a ainsi encouragés à dépasser le simple exercice scolaire pour exprimer, à travers leurs propres mots et leur imagination, leur conception de la cohésion sociale.

Faire de la cohésion sociale une valeur quotidienne

Représentant la ministre de la Cohésion sociale, de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté, Kouadio Marie Koné a salué une initiative qui permet aux élèves d’aborder la cohésion sociale à partir de leurs propres expériences, de leur imagination et de leur sensibilité.

Selon elle, l’éducation contribue à construire les savoirs, tandis que la cohésion sociale participe à renforcer les liens entre les citoyens. Ces deux dimensions apparaissent ainsi complémentaires dans la formation des jeunes.

Le ministère de la Cohésion nationale a accompagné cette deuxième édition, dans le cadre des actions de sensibilisation des jeunes aux valeurs du vivre-ensemble.

À l’endroit des lauréats, Kouadio Marie Koné a notamment lancé :

« Ne considérez pas la cohésion sociale seulement comme un thème de concours. Faites-en une manière de vivre pour en être le modèle. »

La cérémonie s’est achevée autour du recueil intitulé « Cœur unis gagne toujours », présenté comme un appel à faire vivre les valeurs de paix, d’unité et de fraternité au sein des familles, des établissements scolaires et de la société.


Les dix lauréats ont reçu plusieurs récompenses, notamment des enveloppes, des ordinateurs, des trophées ainsi que dix livres chacun.

À travers cette deuxième édition, le Concours de nouvelles en milieu scolaire entend ainsi faire de l’écriture un moyen d’expression, de découverte de l’autre et de construction du vivre-ensemble, en plaçant les jeunes au cœur de la réflexion sur la cohésion sociale.