Au terme de cinq jours de travaux, les deux institutions ont posé les bases d’une convention de coopération visant à renforcer leurs capacités en matière de formation et de recherche en santé publique et en action sociale. La séance de bilan s’est tenue le vendredi 30 octobre, à l’école de base de l’INFAS, à Abidjan.

 

Cette mission avait pour objectif de permettre à la délégation tchadienne de s’inspirer de l’expérience de l’INFAS en matière de formation des cadres de santé. Les échanges ont notamment porté sur la gouvernance institutionnelle, les curricula de formation, les mécanismes de financement, les méthodes pédagogiques, l’organisation des stages pratiques, ainsi que les dispositifs d’évaluation et de recherche.

 

Au cours de leur séjour, les visiteurs ont découvert les différentes composantes de l’INFAS, notamment l’École de formation initiale, l’École de spécialité et l’antenne d’Aboisso. Ils ont également pris connaissance des dispositifs de digitalisation, de simulation pédagogique, d’encadrement des étudiants et de gestion des parcours académiques.

 

Au terme de cette immersion, Seid Mokdomki, le directeur général de l’ENSASS

, s’est félicité de la qualité de l’accueil et des enseignements tirés de cette mission. « Le séjour était merveilleux. Tous les objectifs ont été atteints, au-delà même de nos attentes. Nous avons découvert encore d’autres merveilles et gardons un souvenir inoubliable de l’équipe de l’INFAS qui a été à nos côtés et nous a tout donné », a-t-il déclaré.

 

Évoquant les perspectives, il a indiqué qu’une feuille de route avait déjà été élaborée autour de plusieurs axes prioritaires. « Il y aura désormais des missions entre nos deux instituts pour renforcer davantage la formation. Nous venons de démarrer de nouvelles filières et nous aurons vraiment besoin de cet appui. Le projet de convention-cadre entre l’INFAS et l’ENSASS est ainsi prêt à être signé », a-t-il précisé.

 

Pour la sous-directrice de la formation initiale, KONE Yeboum Lidye, qui a conduit les travaux du côté de l’INFAS, cette mission de prospection et de collaboration a largement atteint ses objectifs. Elle a permis aux deux institutions de mieux se connaître et de confronter leurs approches en matière de formation. « Nos deux instituts ont eu le temps de se connaître et d’échanger sur leurs curricula et leurs méthodes de travail. Ces échanges serviront véritablement à renforcer les liens entre nos deux États, afin que la santé en Afrique puisse en bénéficier », a-t-elle souligné.

 

Elle a également relevé que le choix de l’INFAS comme institution de référence constituait à la fois un honneur et un défi. « Voir l’INFAS comme un exemple nous réjouit, mais cela nous donne encore plus de défis à relever. Nous ne devons pas rester sur nos lauriers. Nous devons toujours rester dans cette dynamique et pouvoir faire encore mieux », a-t-elle affirmé.

 

Cette mission marque ainsi une nouvelle étape dans le rapprochement entre les institutions de formation sanitaire de la Côte d’Ivoire et du Tchad. À travers la future convention de coopération, les deux établissements entendent consolider leurs relations et mutualiser leurs expériences au service du renforcement des compétences des professionnels de santé en Afrique.