La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre délégué chargé de l’Enseignement technique, Jean-Louis Moulot, de l’ambassadeur de la République de Corée en Côte d’Ivoire, S.E.M. Chang Soyc, et du représentant de l’UNESCO en Côte d’Ivoire, Mame Omar Diop.


Mis en œuvre par l’UNESCO avec le soutien financier du Gouvernement sud-coréen, le projet BEAR III entend améliorer la qualité et la pertinence de la formation technique et professionnelle. Sur les quinze conventions prévues, trois ont été symboliquement signées à cette occasion. Elles concernent le Lycée professionnel des Métiers de la Mode et du Social d’Agboville et l’Association des Maquilleurs de Côte d’Ivoire (AMCI), l’Institut de Formation Professionnelle Don Bosco de Duékoué et l’Association des Créateurs de Mode de Côte d’Ivoire (ACMCI), ainsi que le LPMMS de Port-Bouët et le Comité national pour la promotion des activités et professions d’esthétique de Côte d’Ivoire (CONAPAPECI).


À travers ces accords, les organisations professionnelles s’engagent à contribuer à la formation des apprenants, notamment par l’accueil en stage, le partage d’expériences avec les formateurs, la participation à l’actualisation des contenus pédagogiques et l’accompagnement à l’insertion des diplômés.

Au nom des établissements pilotes, Bella Konan Delphine a salué une collaboration qui permettra de rapprocher les apprenants de leur futur environnement professionnel. Elle a toutefois souligné la nécessité de renforcer les équipements techniques et pédagogiques des centres, particulièrement pour les travaux pratiques dans les filières de la mode et de la beauté.



Pour Mame Omar Diop, cette initiative traduit une ambition commune de renforcer les liens entre la formation professionnelle et le monde du travail. Il a salué la coopération avec le ministère en charge de l’Enseignement technique ainsi que le soutien financier de la République de Corée. Il a également invité les partenaires à transformer les accords signés en actions concrètes au bénéfice des jeunes.



Le ministre délégué chargé de l’Enseignement technique, Jean-Louis Moulot, a salué l’engagement de l’UNESCO, du Gouvernement sud-coréen et des organisations professionnelles. Il a rappelé que la modernisation de la formation professionnelle passe par une meilleure prise en compte des besoins des entreprises et de l’évolution des métiers.



« Notre ambition est claire : construire un système de formation technique et professionnelle davantage connecté aux réalités économiques, aux mutations des métiers et aux besoins des entreprises », a-t-il affirmé.

Le ministre a insisté sur la nécessité de faire vivre ces conventions à travers une collaboration régulière, un suivi rigoureux et des opportunités concrètes offertes aux apprenants. Il a notamment mis en avant le potentiel des métiers de la mode et de la beauté, considérés comme des secteurs porteurs de créativité, d’entrepreneuriat et de création de richesse.

À travers le projet BEAR III, les partenaires entendent ainsi faire de la coopération entre établissements de formation et organisations professionnelles un véritable levier d’employabilité, afin de préparer les jeunes aux exigences du marché du travail et de soutenir le développement des secteurs concernés en Côte d’Ivoire.