Prenant la parole au nom de l’UNESCO, Omar Mame DIOP a souligné l’importance d’accompagner les enseignants, acteurs essentiels de la transformation éducative. « Préparer les jeunes au métier de demain exige que nous accompagnions en priorité celles et ceux qui les forment aujourd’hui, c’est-à-dire les enseignants », a-t-il déclaré.
Il a également rappelé que l’IA peut contribuer à la préparation des cours, à la création d’exercices adaptés et à l’évaluation, tout en précisant qu’« elle ne remplace ni l’enseignant ni la relation humaine qui est au cœur de l’apprentissage ».

Pour le délégué auprès du ministre de l’Éducation nationale et de l’Enseignement technique, chargé de l’Enseignement technique, Jean-Louis MOULOT, cette initiative traduit une ambition clairement définie : former 3 000 enseignants à l’utilisation de l’intelligence artificielle afin d’adapter le système de formation aux transformations du monde professionnel.
« Renforcer leurs compétences afin de mieux préparer notre système de formation aux transformations du monde professionnel », a-t-il indiqué.

Le projet prévoit un déploiement progressif, avec une phase pilote destinée à tester les contenus, les modalités pédagogiques et les dispositifs d’accompagnement avant une généralisation. L’engouement est déjà perceptible : près de 2 000 enseignants ont manifesté leur intérêt pour cette formation.
Cette nécessité de mise à niveau est également relevée par la directrice générale de l’Institut Pédagogique National de l’Enseignement Technique et Professionnel, le professeur Edmée MANSILLA.

« Le monde évolue, les technologies également, les pratiques pédagogiques, et on sait qu’aujourd’hui l’intelligence artificielle, c’est quelque chose d’assez récent. Nos enseignants ont donc nécessairement besoin de se mettre au goût du jour », a-t-elle expliqué.
Elle précise que l’IA peut notamment être intégrée « dans l’élaboration des cours, pour l’évaluation des enseignements, pour la mise en œuvre des travaux pratiques », mais également, plus largement, dans les pratiques pédagogiques.
À travers cette initiative, les partenaires entendent ainsi faire de l’intelligence artificielle un outil au service de la formation, tout en préservant la place centrale de l’enseignant. Une démarche qui vise à préparer les formateurs et, à travers eux, les apprenants aux compétences exigées par un monde professionnel en pleine transformation.