Financé par Affaires mondiales Canada et mis en œuvre en Côte d’Ivoire avec plusieurs partenaires ivoiriens et canadiens, le projet PASSAGE contribue à améliorer l’accès des adolescentes et des jeunes femmes à des services de santé sexuelle et reproductive adaptés à leurs besoins. La rencontre a permis aux responsables de l’INFAS, à la Fédération des cégeps du Canada et à l’équipe du projet d’évaluer les avancées de leur collaboration, d’identifier les acquis à consolider et de définir les prochaines orientations.

 

Présentant le bilan des activités menées notamment à Abidjan et à Daloa, le directeur du projet PASSAGE, Axel ALLIEZ, s’est félicité des résultats obtenus, qui dépassent, selon lui, les ambitions initiales. « Aujourd’hui, l’INFAS s’est doté d’une politique contre les violences à caractère sexuel et a commencé à implanter un système d’amélioration continue de la qualité. Ce sont des acquis qui n’étaient pas nécessairement prévus au départ du projet », a-t-il souligné.

 


Au-delà de l’actualisation des programmes de formation, le partenariat a favorisé l’introduction de nouvelles approches pédagogiques, notamment la pédagogie inversée et l’apprentissage actif. La production de supports numériques, de capsules de formation, de vidéos et de balados contribue également à renforcer les pratiques d’enseignement et la préparation des étudiants aux apprentissages pratiques.

 

Des équipements et des dispositifs de simulation ont par ailleurs été mis à la disposition des structures concernées afin d’améliorer les conditions de formation et de mieux préparer les futurs professionnels de santé à leurs interventions sur le terrain.

 

Pour Jacinthe GAGNON, directrice des affaires internationales de la Fédération des cégeps, ces avancées sont le fruit d’un engagement partagé. « La co-construction amène l’engagement des parties. Vous êtes des partenaires, des parties prenantes », a-t-elle affirmé, saluant la contribution des équipes ivoiriennes et leur volonté de faire évoluer les pratiques en matière de santé sexuelle et reproductive.



 

Du côté de l’INFAS, le directeur général de l’INFAS, le professeur Méliane N’DHATZ-EBAGNITCHIÉ épouse SANOGO a salué les transformations opérées dans les programmes de formation, le renforcement des compétences des enseignants et l’amélioration des dispositifs pédagogiques. Elle a également insisté sur la nécessité de poursuivre cette dynamique, notamment à travers l’actualisation des contenus, le partage des outils développés et leur appropriation par les différentes antennes de l’institution.


 

Les échanges ont ainsi mis en évidence plusieurs défis à relever : faciliter l’accès des étudiants aux ressources numériques, renforcer la mutualisation des supports pédagogiques, harmoniser les pratiques entre les antennes et mieux articuler les enseignements théoriques avec les exercices pratiques.

 

Selon Axel Alliez, la pérennisation doit se préparer avant la clôture du projet. « L’objectif, c’est de mettre dans les mains de l’INFAS la responsabilité de continuer à faire évoluer ces acquis », a-t-il expliqué, rappelant que la réussite d’un établissement de formation se mesure aussi à l’épanouissement professionnel de ses diplômés et à la qualité des enseignements reçus.

 

À un an de sa fin, le projet entre dans une phase déterminante de consolidation. Cette rencontre de capitalisation constitue ainsi une étape importante pour assurer la continuité des réformes engagées et renforcer durablement la qualité de la formation des agents de santé en Côte d’Ivoire.