À Grand-Bassam, l’ouverture de ce centre marque une nouvelle étape dans le renforcement de l’offre sanitaire.

Dans un département à forte croissance démographique et à l’attractivité touristique notable, la disponibilité rapide du sang constitue un enjeu majeur, notamment en cas d’accidents ou d’urgences obstétricales.

Pour le ministre délégué chargé de l’Enseignement technique et maire de Grand-Bassam, Jean-Louis MOULOT, cette infrastructure répond à une nécessité concrète :


« Le sang ne se fabrique pas, il ne s’achète pas, il se donne. Mais encore faut-il qu’au moment où une vie en dépend, il soit disponible, accessible et suffisamment proche de la personne qui en a besoin. »

Le président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), Eugène AKA Aouéle, a, pour sa part, souligné la complémentarité entre l’investissement réalisé et la mobilisation citoyenne.


« Ce centre, quelle que soit la qualité de ses équipements, ne remplira sa mission qu’à la mesure de la mobilisation des donneurs qui l’alimenteront », a-t-il rappelé,

appelant les populations, les familles, les écoles, les entreprises et les associations à faire du don de sang « une culture citoyenne durable ».

Présidant la cérémonie, le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre N’Gou DIMBA, a replacé cette réalisation dans la dynamique nationale de déconcentration du réseau transfusionnel.


Selon lui, l’objectif est de rapprocher le sang des patients et de renforcer la capacité de prise en charge des urgences.

« Aucun Ivoirien, aucune Ivoirienne, ne doit perdre la vie faute de sang disponible dans nos hôpitaux », a-t-il déclaré.

Le ministre a également indiqué que le réseau transfusionnel ivoirien, qui comptait 35 centres, doit progressivement atteindre 45 centres avec l’ouverture de nouvelles infrastructures. Il a, par ailleurs, évoqué les investissements réalisés depuis 2022, la modernisation des services ainsi que les résultats enregistrés en matière de disponibilité des produits sanguins.

Au-delà de son infrastructure et de ses équipements, le Centre départemental de transfusion sanguine (CDTS) de Grand-Bassam se veut donc un maillon de proximité dans la chaîne transfusionnelle. Sa pleine efficacité dépendra toutefois de la régularité des dons.

Une journée de don de sang devrait d’ailleurs être organisée avec la mobilisation des autorités administratives, coutumières, religieuses et communautaires du Sud-Comoé.

Avec ce nouveau centre, Grand-Bassam dispose désormais d’un outil supplémentaire pour rapprocher le sang des patients et renforcer la réponse aux situations d’urgence.

La cérémonie s’est achevée par une remise symbolique d’engins roulants, suivie d’une visite des locaux.