Dans cette dynamique, les responsables de l’institution, les représentants du ministère de la Santé et les partenaires du programme se sont réunis, les 12 et 13 octobre 2026, à Yamoussoukro, dans le cadre d’un atelier-bilan consacré à la première cohorte du stage pré-emploi de qualification des diplômés d’État de la session 2024.


Entre difficultés organisationnelles, renforcement de l’encadrement et perspectives de réduction du délai d’attente avant l’insertion professionnelle, les travaux ont débouché sur des recommandations visant à améliorer le programme.


Le financement de ce dispositif est assuré exclusivement par le Contrat de désendettement et de développement (C2D), piloté par le Secrétariat technique de la Coordination nationale des projets C2D, rattaché à la Primature. L’Agence française de développement (AFD) et Expertise France apportent, pour leur part, un appui technique à la mise en œuvre du programme.


À l’ouverture des travaux, le directeur général de l’INFAS, le professeur Méliane N’DHATZ-EBAGNITCHIÉ épouse SANOGO, a souligné l’importance de ce dispositif dans le maintien des compétences pratiques des diplômés pendant la période d’attente précédant leur insertion professionnelle. L’enjeu est de leur permettre de consolider leurs acquis au contact des patients et de mieux se préparer aux exigences du système sanitaire.


La responsable a par ailleurs insisté sur la portée de cette initiative pour les zones sanitaires confrontées à un déficit de personnel. Le stage pré-emploi constitue une occasion de familiariser les jeunes diplômés avec les réalités des localités où les professionnels de santé sont moins enclins à exercer, favorisant ainsi leur engagement auprès de ces communautés et contribuant progressivement à une meilleure répartition des ressources humaines sanitaires sur le territoire national.


Au cours des échanges, la sous-directrice de l’École de formation a dressé le bilan des difficultés rencontrées lors de cette première cohorte. Elle a notamment relevé des insuffisances organisationnelles, particulièrement en matière de communication entre les encadrants de proximité, les maîtres de stage et les superviseurs. La question de la prise en charge financière des bénéficiaires a également été soulevée. Selon elle, les recommandations issues de l’atelier devraient permettre d’améliorer la coordination entre les différents acteurs et de renforcer l’accompagnement des stagiaires.


Le représentant du C2D, Maxime KAKOU, a également évoqué les perspectives d’évolution du dispositif. Il a fait état des réflexions engagées au niveau gouvernemental en vue de réduire le délai séparant l’obtention du diplôme de l’insertion professionnelle. Pour lui, l’ambition serait de ramener cette période d’attente à environ six mois dès l’année prochaine. Des échanges avec les structures gouvernementales concernées, notamment le ministère chargé des Finances et du Budget, devraient contribuer à la réflexion sur la pérennisation et l’amélioration du mécanisme.


Autre évolution annoncée au cours des échanges, le nombre de bénéficiaires de la deuxième cohorte passe de 3 000 à 8 000, avec 5 000 étudiants supplémentaires pris en charge par l’Agence Emploi Jeunes. Selon les informations communiquées, ces stagiaires ont déjà commencé leurs activités sur le terrain depuis environ un mois. Cette augmentation traduit l’élargissement du dispositif et renforce les attentes en matière de suivi et d’accompagnement des bénéficiaires.


Au terme de ces deux journées, l’INFAS entend tirer profit des enseignements de cette première expérience pour améliorer les prochaines cohortes. Le stage pré-emploi s’affirme comme un levier de consolidation des compétences et de renforcement des ressources humaines en santé en Côte d’Ivoire.