Pour les organisateurs, cette célébration ne doit pas se limiter à une manifestation ponctuelle. Elle doit plutôt servir de point de départ à une mobilisation permanente de l’ensemble de la communauté éducative.

Représentant le ministre de l’Éducation Nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement Technique, le Conseiller Technique, Traoré Bema a réaffirmé l’importance accordée à l’assainissement et à la salubrité dans les établissements scolaires.

Il a rappelé que la pandémie de Covid-19 avait favorisé l’installation de dispositifs de lavage des mains dans les écoles, mais que leur utilisation avait progressivement diminué après la crise sanitaire. Face à cette situation, le ministère entend relancer leur déploiement et faire de l’hygiène une pratique permanente.


« Le lavage des mains doit survivre à la célébration de la journée », a-t-il insisté, soulignant que les responsables éducatifs, notamment les directeurs régionaux, les inspecteurs et les chefs d’établissement, seront mobilisés pour assurer la continuité de cette action.

Pour lui, des équipements encore disponibles en stock pourront être déployés sur le terrain afin de renforcer le dispositif existant. L’objectif est d’inculquer aux élèves des habitudes durables en matière de propreté, d’hygiène et de protection de la santé.

Au cœur de cette initiative, la Direction de la Vie Scolaire (DVS) entend renforcer la prévention des maladies et la sensibilisation aux bonnes pratiques d’hygiène. Son responsable, Gboko Kouakou Adjoumani a rappelé que les mains sales peuvent favoriser la transmission de nombreuses infections. Il a ainsi appelé à une sensibilisation accrue des élèves, des enseignants, des parents et des vendeurs et vendeuses des marchés scolaires.


Il a également insisté sur la nécessité de garantir la disponibilité régulière d’eau potable et de savon dans les établissements. Selon lui, l’adoption de bons réflexes passe autant par l’éducation des apprenants que par la mise à disposition des moyens matériels nécessaires.

La mobilisation doit également se poursuivre au-delà de la journée commémorative. À travers des actions régulières de sensibilisation, les acteurs éducatifs entendent faire du lavage des mains un réflexe quotidien, au bénéfice de la santé et de la réussite des élèves.

Partenaire de cette initiative, l’Unité de coordination du programme Éducation Côte d’Ivoire-UNICEF accompagne la DVS dans la promotion de l’hygiène en milieu scolaire.

Représentant cette unité, Gnagbo, née Gabra Anne-Agnès, a salué les efforts engagés pour améliorer les conditions d’apprentissage des enfants. Elle a notamment mis en avant l’approche « 3 étoiles », présentée comme un dispositif destiné à promouvoir l’hygiène dans les écoles et à favoriser l’adoption de bonnes habitudes sur le long terme.



Elle a rappelé que l’éducation à l’hygiène constitue un investissement pour l’avenir, dans la mesure où les habitudes acquises dès l’enfance peuvent accompagner les élèves tout au long de leur vie. Elle a également salué l’engagement de la Direction de la Vie Scolaire et de ses partenaires dans la construction d’un environnement éducatif plus sain.

Cette collaboration associe plusieurs structures et acteurs, notamment les comités de gestion des établissements scolaires (COGES), ainsi que les partenaires techniques engagés dans l’amélioration du cadre scolaire.

La municipalité d’Adjamé a également marqué son soutien à cette initiative. Représentant le maire de la commune, Farikou Soumahoro, Bamba Soumaïla a salué les efforts déployés par les autorités éducatives pour rendre les établissements scolaires plus propres, plus sains et plus accueillants pour les enfants.



Il a souligné que l’amélioration de l’hygiène à l’école participe à la création d’un environnement favorable à l’apprentissage et à la confiance des familles dans le système éducatif. Il a, à cet effet, exprimé la reconnaissance des autorités municipales envers les responsables éducatifs et les différents acteurs qui contribuent à l’amélioration des conditions de vie scolaire.

Pour la commune d’Adjamé, cette démarche s’inscrit dans une dynamique de promotion de la salubrité et de protection des enfants. Bamba Soumaïla a encouragé ainsi la poursuite de ces actions qui font de l’hygiène une réalité quotidienne dans les établissements.

Au-delà des autorités administratives et des partenaires institutionnels, la réussite de cette politique repose sur l’implication de toute la communauté éducative. Enseignants, parents d’élèves, responsables d’établissement, élèves et vendeurs des marchés scolaires sont appelés à adopter et à promouvoir les bonnes pratiques d’hygiène.

La célébration de la Journée mondiale du lavage des mains rappelle que la qualité de l’éducation dépend aussi des conditions sanitaires dans lesquelles évoluent les apprenants. Une école propre et saine est un environnement qui protège les enfants, favorise leur bien-être et leur permet de mieux se consacrer aux apprentissages.