Cette visite s’inscrit dans une dynamique de partage d’expériences entre institutions africaines de formation sanitaire, avec pour ambition de renforcer les compétences des apprenants et d’améliorer la qualité des services de santé dans les pays respectifs.

Au terme de cette immersion, le directeur général de l’ENSASS, Seid Mokdomki, s’est félicité de la qualité de l’accueil et des enseignements tirés de cette visite. Il a notamment souligné les similitudes entre les programmes de formation des deux institutions, tout en mettant en avant l’importance de l’articulation entre les enseignements théoriques et la pratique hospitalière.


« Malgré le nombre pléthorique des étudiants, ils ont développé une très bonne stratégie qui se passe très bien », a-t-il relevé, admiratif de l’organisation observée au sein de la structure d’accueil.

Le responsable tchadien a indiqué que les acquis de cette mission pourraient être valorisés au retour de la délégation dans son pays, en tenant compte des effectifs d’apprenants à prendre en charge. Il a exprimé son intention d’examiner les possibilités d’adaptation des méthodes observées aux réalités de l’ENSASS.

Pour Seid Mokdomki, la complémentarité entre la théorie et la pratique constitue un facteur déterminant dans la qualité de la formation. « La théorie et ici, c’est la pratique. Donc les deux situations se valent et ça contribue en tout cas à une formation de qualité des apprenants », a-t-il affirmé, tout en renouvelant ses remerciements aux équipes de l’école et de l’hôpital pour leur disponibilité.

Du côté ivoirien, le chef d’antenne de l’INFAS d’Aboisso, Koffi Brou Pascal, a exprimé sa satisfaction d’accueillir cette délégation tchadienne. Il a salué cette visite qui témoigne, selon lui, de l’intérêt porté à l’expérience ivoirienne en matière de formation des agents de santé.



« Nous sommes très heureux de les recevoir. Et c’est un honneur, parce que ça va faire la deuxième délégation que nous recevons en un mois », a-t-il déclaré, attribuant cette dynamique au leadership de la directrice générale de l’INFAS,Pr Méliane N'Dhatz-Ebagnitchié épouse Sanogo.

Pour lui, ces échanges offrent aux institutions africaines l’occasion de partager leurs acquis et de s’enrichir mutuellement. Il a souhaité que les connaissances recueillies par les visiteurs puissent être mises en application au Tchad, au bénéfice des populations.

« Ce qu’ils sont venus chercher et apprendre et regarder, ils ont vu, ils ont regardé. Et qu’ils ont appris à appliquer chez eux, pour que nos pays, nos populations aient une bonne santé », a-t-il indiqué.

La visite a également permis à la délégation de découvrir le rôle de l’établissement hospitalier d’Aboisso dans la formation pratique des étudiants. Dr Brou Patrice, adjoint au médecin-chef de l’EPHR d’Aboisso, a salué la présence de cette délégation venue s’enquérir du fonctionnement de la structure.


Il a mis en avant la portée continentale de l’expérience ivoirienne, estimant que la qualité des dispositifs de formation développés en Côte d’Ivoire suscite désormais un intérêt au-delà des frontières nationales.

« C’est un honneur parce que, aussi, notre excellence a dépassé les frontières de la Côte d’Ivoire. Elle est arrivée jusque dans toute l’Afrique », a-t-il souligné.

Le responsable hospitalier a précisé que l’EPHR d’Aboisso ne se limite pas à la prise en charge des patients, mais constitue également un cadre de formation des étudiants. La délégation tchadienne est ainsi venue observer les modalités d’accueil et d’encadrement des apprenants dans cet environnement professionnel.



À travers cette immersion, l’ENSASS du Tchad entend tirer profit de l’expérience ivoirienne pour améliorer ses propres dispositifs de formation, notamment en matière d’organisation pédagogique et d’encadrement pratique des étudiants.

L’accueil réservé à la délégation par les équipes de l’INFAS et de l’établissement hospitalier d’Aboisso illustre l’importance de la coopération entre institutions africaines confrontées à des enjeux communs : former des professionnels compétents, adapter les méthodes pédagogiques aux réalités du terrain et contribuer à l’amélioration de la qualité des soins.