Présidée par le vénérable sénateur de la République de Côte d’Ivoire, M. Ahiba Boguié, et parrainée par M. Memel Kacou Charles, président-fondateur du groupe Université Polytechnique KIBIO, la cérémonie a réuni acteurs de l’éducation, entrepreneurs, formateurs et personnalités autour d’un même impératif : faire de la compétence et de l’excellence des leviers de développement.



À l’origine de cette initiative, M. Assi Nestor, promoteur de la NEEA, défend une vision fondée sur la reconnaissance de ceux qui contribuent au progrès économique et social. « Ce qui doit être célébré n’est pas célébré », explique-t-il, rappelant que la NEEA a été créée pour « mettre en avant ceux qui performent, ceux qui travaillent jour et nuit » et valoriser le mérite, la bonne gouvernance, la performance économique et le développement durable.


L’importance du capital humain

Au cœur de la soirée, le panel animé par M. Landry Gayet Kuyo, juriste, chef de service au Trésor public et formateur à l’ENA, a permis d’aborder les liens entre école, formation, employabilité et insertion professionnelle.

Pour le panéliste, la question du capital humain est déterminante pour l’avenir du pays. « Notre pays a nécessairement besoin d’aller au-delà du concept de population pour se doter d’un véritable capital humain », a-t-il souligné, insistant sur la nécessité de former des femmes et des hommes disposant à la fois de compétences et de valeurs.


Il a également appelé à renforcer l’adéquation entre les formations et les besoins du marché de l’emploi, à travers un dialogue plus étroit entre le monde académique et le secteur privé. Une exigence d’autant plus importante que, selon lui, « l’excellence est bien sûr fruit des efforts consentis et du mérite reconnu ».

La persévérance comme clé de la réussite

Cette notion de persévérance a également marqué l’intervention du parrain, M. Memel Kacou Charles. Revenant sur le parcours du groupe KIBIO, créé en 1995, il a évoqué les difficultés rencontrées au début de l’aventure et les réticences auxquelles ses programmes de formation avaient été confrontés.


« Il faut persister, tenir bon et continuer », a-t-il déclaré, illustrant par son propre parcours la nécessité de croire en son projet malgré les obstacles.

Un message qui rejoint celui du président de la cérémonie, le vénérable sénateur Ahiba Boguié, pour qui la formation de la jeunesse constitue un investissement majeur. « Former une jeunesse, c’est bâtir », a-t-il affirmé, appelant parents et enseignants à faire de la formation une véritable force pour la société.


Parmi les temps forts de cette 9e édition, la distinction axés sur le mérite et l'excellence des talents et parcours dans plusieurs catégories. Au titre des primés, Dr Jean-Richard Bonzou, directeur général d’Afrique Global Technologies et de JD Magazine et Télévision, a particulièrement retenu l’attention.

Le récipiendaire a reçu deux distinctions : le Prix du meilleur manager d’entreprise de technologie informatique et le Super Prix d’excellence Félix Houphouët-Boigny de l’ambassadeur performant de l’éducation.

Ému par cette double reconnaissance, le Dr Bonzou a évoqué « un immense plaisir » et une véritable reconnaissance envers son équipe, sa famille et Dieu.


« C’est un parcours de combattants », a-t-il confié, avant d’ajouter que cette distinction l’amène à « mettre les bouchées doubles pour maintenir ce cap et aller au-delà de nos espérances et de nos attentes ».

Un plaidoyer pour l’investissement dans l’éducation

Au-delà des distinctions individuelles, la NEEA 2026 aura ainsi porté un message collectif : l’éducation, la formation, le mérite et la persévérance constituent des investissements essentiels pour bâtir une jeunesse compétente et une économie durable.


Une conviction résumée par le panéliste Landry Gayet Kuyo : « Investir dans l’éducation et l’emploi […] n’est pas une charge pour l’État. Il s’agit plutôt de l’investissement le plus rentable et le plus sûr ».