Au-delà de la construction de salles de classe, le ministre a insisté sur la nécessité d’intégrer l’ensemble des conditions indispensables à un environnement scolaire de qualité.

« Notre diagnostic indique l’absence de huit commodités basiques susceptibles de rendre agréable le cadre d’apprentissage dans nos écoles », a-t-il relevé.

Il a notamment cité les voies d’accès, les logements des enseignants, les cantines scolaires, les centres médico-scolaires, l’énergie, les points d’eau potable, les latrines décentes et les aires de jeu.

« Ces éléments indispensables pour une école de qualité doivent être intégrés aux normes de la carte scolaire », a-t-il ajouté.


Anticiper les besoins futurs

Les travaux ont également permis de mettre en lumière les besoins futurs du système éducatif. Selon M. MEITE Inza, Directeur de la Planification, de la Stratégie et des Statistiques (DESPS), la carte scolaire doit désormais être pensée comme un véritable outil d’anticipation.

« La carte scolaire ne consiste pas uniquement à répondre aux besoins immédiats. Elle doit surtout permettre d’anticiper les besoins futurs », a-t-il souligné.

Les projections démographiques et les tendances des flux scolaires indiquent en effet une croissance continue de la demande d’éducation au cours des prochaines années.


127 écoles préscolaires et 457 écoles primaires prévues

Pour la rentrée scolaire 2026-2027, les propositions prévoient la mise en fonctionnement de 127 écoles préscolaires, 457 écoles primaires, 65 collèges et 18 collèges érigés en lycées.

À cela s’ajoute la création de 2 868 nouvelles salles de classe au préscolaire et au primaire. Ces infrastructures devraient permettre d’offrir une capacité d’accueil supplémentaire de 110 980 élèves au préscolaire et au primaire, ainsi que 11 150 places en classe de sixième.


Des besoins importants à l’horizon 2030

Malgré ces avancées, les projections à moyen terme révèlent encore d’importants besoins en infrastructures scolaires. Pour la période 2026-2030, les prévisions font état de 708 écoles préscolaires pour un besoin estimé à 1 495, de 712 écoles primaires pour un besoin de 3 652, et de 194 collèges pour un besoin de 1 552.

Face à ces écarts, le DESPS appelle à une programmation pluriannuelle des investissements ainsi qu’à une meilleure coordination entre les différents acteurs du secteur éducatif.

Vers une meilleure équité territoriale

Pour le ministère, l’enjeu est désormais de faire de la carte scolaire un véritable instrument d’équité territoriale et d’amélioration de la qualité de l’éducation.


Les Assises ont ainsi permis d’examiner et de valider les propositions issues des commissions régionales, tout en prenant en compte les besoins pour les années scolaires 2027-2028, 2028-2029 et 2029-2030.

À travers cette démarche, le MENAET entend rapprocher davantage l’école des populations, réduire les disparités entre les territoires et construire une offre éducative plus inclusive, accessible et adaptée aux réalités démographiques du pays.