Mis en œuvre dans le cadre du Fonds Équipe France (FEF), cet atelier visait à renforcer les capacités des Structures d’accompagnement à l’entrepreneuriat et à l’innovation (SAEI), à favoriser le partage d’expériences et à consolider les synergies entre chercheurs, institutions publiques, entrepreneurs, investisseurs et partenaires techniques et financiers.
Renforcer les liens entre recherche et entrepreneuriat
Les échanges ont notamment porté sur les écosystèmes entrepreneuriaux du Bénin, de la Côte d’Ivoire et du Sénégal. À travers une analyse comparative présentée par Jules MAHINOU, de l’Université d’Abomey-Calavi, quatre grandes catégories d’acteurs ont été identifiées : le secteur public, la société civile, le secteur privé et les partenaires techniques et financiers.
Cette analyse a permis d’alimenter les réflexions sur le renforcement du continuum « recherche-marché », considéré comme un levier essentiel pour valoriser les résultats scientifiques et développer des solutions adaptées aux systèmes alimentaires.
Les participants ont également effectué une immersion à l’Incubateur central et visité plusieurs plateformes de l’ESA, notamment le Fab-Lab Agritech, l’usine de chocolaterie, le laboratoire de pédologie, la petite ferme, le Fab-Lab Chimie et les parcelles expérimentales. Ces visites leur ont permis de découvrir les dispositifs de recherche, d’expérimentation et d’accompagnement entrepreneurial développés par l’INP-HB.
Combinées aux sessions de formation et aux échanges avec des structures spécialisées dans la valorisation de la recherche, ces activités ont favorisé le partage d’expériences sur les mécanismes de rapprochement entre les milieux scientifiques et entrepreneuriaux.
Trois axes prioritaires pour dynamiser l’innovation
Les travaux de groupe ont permis d’identifier trois problématiques majeures pour renforcer les écosystèmes d’innovation agricole et agroalimentaire.
Le premier axe concerne la gouvernance, les politiques publiques et la transition des systèmes alimentaires, avec pour objectif de renforcer la cohérence entre les stratégies institutionnelles et les initiatives d’innovation.
Le deuxième porte sur la valorisation des résultats de recherche. Les participants ont examiné les obstacles scientifiques, institutionnels, réglementaires et financiers qui freinent la transformation des résultats scientifiques en innovations concrètes.
Le troisième axe concerne la structuration d’un réseau national International Innovation Hub (IIH), à travers la définition des priorités, des actions à mener et des prochaines étapes de sa mise en place.
En parallèle, un forum de dialogue régional avec les acteurs publics a permis d’aborder l’ancrage institutionnel de l’International Innovation Hub. L’ambition est d’en faire un instrument régional de mise en œuvre des politiques publiques en faveur de l’innovation agricole et agroalimentaire au Bénin, en Côte d’Ivoire et au Sénégal.
Des perspectives pour pérenniser les acquis du projet
Les réflexions issues de cet atelier contribueront à la consolidation du catalogue régional des services des SAEI, à la préparation des Hackathons AGROTIC et du West Africa Agri-Food Challenge, ainsi qu’à l’élaboration de feuilles de route pour assurer la pérennité du Hub.
Lors de la cérémonie de clôture, Sabrina DEFORGE, cheffe de délégation FEF-IIH-WA, a salué la qualité des travaux et souligné l’importance de renforcer les collaborations entre les acteurs de la recherche, les structures d’accompagnement, les institutions publiques et les partenaires financiers.
Elle a invité les participants ivoiriens à poursuivre cette dynamique à l’échelle nationale, en vue de son déploiement régional et international. Elle a également exprimé sa gratitude à l’INP-HB, aux équipes partenaires et au ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères pour leur contribution au financement et à la mise en œuvre du projet.
Au nom du directeur de l’ESA, le Dr Casimir GBOKO, Landry ZONSREU, président du comité d’organisation, s’est félicité du bon déroulement de l’atelier et de la qualité des formations et des contributions. Il a remercié les participants pour leur mobilisation et les a encouragés à maintenir leur engagement lors des prochaines activités, notamment les webinaires, le bootcamp prévu au Bénin et au Sénégal, ainsi que le prochain atelier national.
Au terme de ces cinq jours de travaux, l’atelier régional aura permis de partager des expériences, de dégager des pistes d’action et de consolider les perspectives de coopération entre les acteurs de la recherche, de l’innovation et de l’entrepreneuriat, au service de systèmes alimentaires plus durables et résilients en Afrique de l’Ouest.