À cette occasion, le ministre Adama Diawara a salué la collaboration entre l’AFD et son département ministériel, qu’il a qualifiée d’« historique et multiforme ». Il a rappelé plusieurs actions réalisées dans le cadre des Contrats de désendettement et de développement (C2D), notamment les C2D 1 et 2, ainsi que les perspectives liées au C2D 3 et aux prêts souverains.

Des infrastructures universitaires en développement

Parmi les réalisations en cours, le ministre a évoqué le renforcement de la capacité d’accueil de l’INP-HB de Yamoussoukro, avec notamment la construction d’une cité universitaire de 200 lits.

Il a également cité le nouveau bâtiment destiné à la formation continue de l’INP-HB à Cocody-Danga, qui devrait accueillir jusqu’à 4 000 apprenants, ainsi que le Centre de valorisation des bioressources de Korhogo (CVBK), dont la construction est en cours.

La recherche scientifique au cœur des échanges

Sur le volet de la recherche scientifique, Prof. Adama Diawara a notamment cité le programme ACE Impact et le projet ADESTRI, inscrit dans le cadre du C2D 3.

Selon le ministre, ce projet prévoit le financement de trois programmes nationaux de recherche prioritaires, consacrés à l’agriculture, au changement climatique, ainsi qu’à l’énergie et aux mines, avec un accent particulier sur les énergies renouvelables.

L’Université technologique d’Adiaké parmi les priorités

Concernant les priorités actuelles du MESRS, les échanges ont également porté sur le projet d’Université technologique d’Adiaké, actuellement en cours d’étude. Celle-ci devrait accueillir jusqu’à 6 000 étudiants et disposer d’une cité universitaire de 6 000 lits.

Deux autres Instituts universitaires de technologie (IUT) sont également envisagés à l’Université Peleforo Gon Coulibaly de Korhogo et à l’Université Jean Lorougnon Guédé de Daloa. Ils seraient respectivement orientés vers la production animale et la production végétale.

Le MESRS sollicite un accompagnement technique et financier

« Nous attendons de l’AFD un accompagnement à la fois technique et financier », a déclaré le ministre Adama Diawara. Il a toutefois précisé que l’Agence n’était pas appelée à assurer seule le financement des différents projets, mais pourrait jouer un rôle de « catalyseur » pour favoriser l’intervention d’autres bailleurs de fonds.

Pour Florian Raffatin, cette rencontre intervient un peu plus d’un mois après sa prise de fonction. Il a souligné l’importance d’échanger avec le ministre, compte tenu de la place occupée par l’enseignement supérieur dans les interventions de l’AFD.

« Nous avons, depuis presque une quinzaine d’années maintenant, beaucoup investi dans ce secteur », a-t-il indiqué, rappelant que cet engagement répond notamment à une demande de la Côte d’Ivoire et aux besoins de formation de sa jeunesse.

Le nouveau directeur de l’AFD a enfin rappelé que l’Agence intervient dans le domaine de l’enseignement supérieur aux côtés d’autres partenaires, notamment la Banque mondiale. Il a précisé que l’enseignement supérieur, avec l’éducation, la formation professionnelle et l’éducation de base, demeure l’un des principaux axes d’intervention de l’AFD en Côte d’Ivoire.