La salle du Conseil de l’Université Félix Houphouët-Boigny (UFHB) a abrité, le vendredi 28 août 2026, la cérémonie de signature d’un mémorandum d’entente entre l’institution universitaire et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) en Côte d’Ivoire. L’accord a été signé par le président de l’UFHB, Prof. Ballo Zié, et le chef de mission de l’OIM en Côte d’Ivoire, David Preux.



À travers cette convention, les deux institutions entendent mutualiser leurs expertises, compétences, ressources et expériences afin de contribuer à une meilleure compréhension des dynamiques migratoires et à une gestion plus efficiente des migrations en Côte d’Ivoire.

Une nouvelle dynamique pour la recherche universitaire

Pour l’UFHB, ce partenariat ouvre de nouvelles perspectives dans un domaine devenu incontournable face à la complexité croissante des mobilités humaines et à leurs multiples implications économiques, sociales et institutionnelles.

Le président de l’UFHB s’est ainsi félicité de la conclusion de cet accord, qu’il considère comme une opportunité majeure pour renforcer la recherche et approfondir les connaissances sur les phénomènes migratoires.

« Pour notre établissement d’enseignement supérieur, l’enjeu est de favoriser une meilleure appropriation de la problématique de la gouvernance migratoire par les enseignants et les étudiants, en créant davantage de possibilités de recherche, de formation et d’échanges autour des questions liées aux migrations en Côte d’Ivoire », a-t-il déclaré.

Cette coopération ambitionne également de faire de l’université un espace privilégié de réflexion scientifique sur les migrations, à travers la production de données et d’analyses susceptibles d’éclairer les politiques publiques et les pratiques en matière de gouvernance migratoire.

L’expertise scientifique au service de la gouvernance migratoire

Prenant la parole à la suite du président de l’UFHB, le chef de mission de l’OIM en Côte d’Ivoire, David Preux, a inscrit cette coopération dans le cadre de la mise en œuvre du projet MIGRET, notamment consacré à la réintégration durable des migrants ivoiriens de retour et à la lutte contre la traite des êtres humains.

Pour le représentant de l’OIM, l’association de l’expertise scientifique aux interventions menées dans le domaine migratoire constitue un enjeu essentiel.


« L’OIM marque son engagement en faveur d’une gestion des migrations qui se veut sûre, humaine et ordonnée ; d’où l’intérêt de ce partenariat pour le milieu universitaire, particulièrement dans le domaine de la recherche et de la formation », a-t-il indiqué.

Plusieurs axes de coopération définis

Cette convention marque ainsi une nouvelle étape dans le rapprochement entre le monde académique et l’organisation internationale spécialisée dans les questions migratoires.

Elle établit un cadre de coopération destiné à structurer des actions communes autour de plusieurs axes prioritaires, notamment :

  • le renforcement de la gouvernance migratoire ;

  • la recherche et la production de connaissances ;

  • la formation et le développement des capacités ;

  • l’échange d’informations et de documentation ;

  • ainsi que la pérennisation des acquis.

À travers cet accord, l’UFHB et l’OIM entendent ainsi contribuer au développement d’une expertise nationale renforcée sur les questions migratoires et favoriser une meilleure prise en compte des données scientifiques dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques.