Cette visite s’est déroulée en présence de plusieurs autorités administratives et politiques, notamment le ministre de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle, Adama Kamara.
Les travaux en cours concernent plusieurs infrastructures essentielles, notamment la présidence de l’université, les salles de travaux dirigés (TD), les amphithéâtres, les résidences universitaires, l’hôtel des enseignants ainsi que les bâtiments administratifs.
À l’issue de la visite, le Pr Adama Diawara a souligné l’importance de cette mission de suivi, destinée à s’assurer du respect des échéances pour l’ouverture de cette nouvelle institution publique.
« Il était de mon devoir de venir voir l’état d’avancement des travaux pour nous assurer qu’à la prochaine rentrée, c’est-à-dire à la rentrée 2027-2028, cette université puisse s’ouvrir et constituer ainsi la dixième université publique », a-t-il déclaré.
Une capacité d’accueil progressive de 20 000 étudiants
Conçue en quatre phases, l’Université d’Odienné devrait accueillir, à terme, jusqu’à 20 000 étudiants. La première phase, actuellement en cours de réalisation, prévoit une capacité de 3 000 étudiants. Selon le ministre, l’établissement devrait toutefois démarrer ses activités avec environ 500 étudiants, avant d’augmenter progressivement ses effectifs.
« Une première phase pour 3 000 étudiants, une deuxième pour 7 000, une troisième pour 15 000 et une quatrième pour 20 000. Donc, la première phase est en cours de réalisation et, normalement, l’université va démarrer, comme d’habitude, avec à peu près 500 étudiants et augmenter en puissance jusqu’à atteindre les 3 000 étudiants », a-t-il précisé.
Le coût global du projet est estimé à 114,7 milliards de francs CFA, dont 34 % de contrepartie étatique. À l’instar des nouvelles universités publiques du pays, celle d’Odienné sera une université thématique, avec une offre de formation diversifiée.
Les sciences vétérinaires au cœur de l’offre de formation
Les filières proposées porteront notamment sur les sciences et technologies, l’agro-industrie et les techniques alimentaires, les sciences vétérinaires, les sciences biologiques, la médecine et ses spécialités, ainsi que le commerce et la gestion.
L’une des particularités de cette nouvelle université résidera dans la création d’un Institut universitaire des sciences vétérinaires. Le ministre a insisté sur l’importance de cette structure, qui permettra de renforcer les possibilités de formation dans ce domaine en Côte d’Ivoire.
« Cela est important dans la mesure où, jusqu’à présent, nos étudiants pour les sciences vétérinaires sont formés à Dakar », a-t-il fait remarquer.
Avec cette nouvelle infrastructure universitaire, les autorités entendent renforcer les capacités d’accueil de l’enseignement supérieur, diversifier l’offre de formation et rapprocher davantage les établissements universitaires des populations de l’intérieur du pays.