Après l’Université Félix Houphouët-Boigny et les cités du CROU A1, le ministre s’est rendu à l’Université Nangui Abrogoua (UNA), à Abobo-Adjamé, ainsi qu’au CROU A2, afin de constater l’état d’avancement des travaux et d’évaluer les besoins en infrastructures universitaires.
Des travaux jugés satisfaisants à l’UNA
Au terme de la visite des bâtiments réhabilités ou en cours de réhabilitation à l’UNA, le professeur Adama Diawara s’est dit satisfait de la qualité des travaux réalisés.
« Nos universités et nos CROU étaient dans un état parfois déplorable au niveau de certains bâtiments », a-t-il rappelé, soulignant que le programme de réhabilitation avait été engagé avec l’accord du président Alassane Ouattara afin d’améliorer les conditions d’études et de vie des étudiants.
Le ministre a toutefois appelé l’entreprise SIMDCI, chargée des travaux, ainsi que le Bureau national d’études techniques et de développement (BNETD), maître d’œuvre, à accélérer le rythme d’exécution.
Selon lui, la durée des travaux a une incidence directe sur le déroulement des enseignements. « Plus ça prend du temps, plus ça perturbe le déroulement des cours », a-t-il fait observer.
Tout en demandant une accélération du calendrier, Adama Diawara a salué le travail accompli par les équipes. Il a notamment estimé que la qualité des interventions permettait de parler d’une rénovation allant au-delà d’une simple réhabilitation.
L’objectif, a-t-il indiqué, est de permettre aux universités, aux cités et aux restaurants universitaires de retrouver rapidement leur pleine capacité de fonctionnement.
Williamsville et 220 Logements sous surveillance
La visite s’est également poursuivie dans plusieurs cités universitaires relevant du CROU A2. Les cités Abobo 1 et Abobo 2 n’ont pas été incluses dans cette étape, ayant été récemment remises en service.
En revanche, les cités de Williamsville et des 220 Logements, qui ne figurent pas actuellement dans le programme de réhabilitation, ont fait l’objet d’une inspection particulière.
À Williamsville, le constat effectué sur l’un des bâtiments a conduit le ministre à envisager une intervention. Le bâtiment concerné est actuellement fermé, entraînant une réduction de la capacité d’accueil en lits. Selon les premières observations, une réhabilitation relativement légère pourrait permettre sa remise en état.
La situation apparaît en revanche plus préoccupante au niveau de la cité des 220 Logements. Le ministre a fait état d’une dégradation importante, susceptible d’affecter les structures mêmes de certains bâtiments.
Face à cette situation, le ministre entend s’appuyer sur l’expertise des spécialistes avant de décider de l’avenir de ces infrastructures.
« Il faut tenir compte de la sécurité et de la sûreté des bâtiments où on va loger des étudiants », a insisté Adama Diawara.
Des études doivent ainsi être réalisées par les experts du BNETD et du Programme de Décentralisation des Universités (PDU), afin de déterminer si les bâtiments concernés peuvent être réhabilités dans des conditions satisfaisantes.
Si les conclusions techniques établissent que leur réhabilitation n’est pas possible dans des conditions satisfaisantes de sécurité, le ministre pourrait envisager leur démolition et leur reconstruction.