L’intelligence artificielle au service des priorités nationales

La cérémonie d’ouverture a été présidée par la présidente de l’UNA, la professeure Véronique Yoboué, en présence du parrain de l’événement, le professeur Aké Séverin, représentant le président de l’Académie des sciences, des arts, des cultures d’Afrique et des diasporas africaines (ASCAD), ainsi que du président du comité d’organisation, le professeur N’Guessan Assi Lazare.

Dans son allocution de bienvenue, la présidente de l’UNA a présenté l’intelligence artificielle comme un levier stratégique face aux défis de la sécurité alimentaire, du changement climatique et de la préservation des ressources naturelles.

Elle a réaffirmé l’engagement de l’université à former des compétences, à promouvoir l’innovation et à contribuer au développement de solutions adaptées aux réalités ivoiriennes, dans le respect de la souveraineté numérique, de la protection des données et de l’inclusion.

Pour sa part, le président du comité d’organisation a souligné que cette deuxième édition vise à approfondir les réflexions sur les enjeux éthiques, techniques et économiques de l’intelligence artificielle, en vue de favoriser une agriculture plus productive, durable et résiliente.

Représentant l’ASCAD, le professeur Aké Séverin a réaffirmé la disponibilité de l’institution à accompagner l’UNA grâce à son expertise pluridisciplinaire. Il a notamment insisté sur la nécessité de mettre l’intelligence artificielle au service de l’intelligence humaine, de l’esprit critique et du progrès partagé.

Des échanges sur les défis agricoles et environnementaux

Les travaux s’articulent autour de plusieurs axes stratégiques. La première journée est consacrée notamment à la gouvernance technologique, à l’inclusion, au développement des compétences et à l’intégration des petits exploitants agricoles. Les participants abordent également l’utilisation des données pour surveiller et préserver les forêts et les ressources en eau.

La deuxième journée met l’accent sur la chaîne de valeur agricole et la résilience post-récolte. Les échanges portent notamment sur les apports de l’intelligence artificielle et de la logistique prédictive dans la réduction des pertes agricoles et l’organisation des marchés.

Une conférence du ministère de la Transition numérique et de la Digitalisation est également prévue autour du projet IMPACT IA. Les discussions abordent par ailleurs la souveraineté alimentaire et les possibilités offertes par l’agriculture de précision pour améliorer la productivité face aux changements climatiques.

À travers cette rencontre scientifique, l’Université Nangui Abrogoua entend contribuer au développement d’une intelligence artificielle souveraine, adaptée aux priorités nationales et susceptible de soutenir une agriculture plus performante, tout en renforçant la protection de l’environnement.