Une demande de réorientation

Après avoir lancé un cri de cœur sur les réseaux sociaux, le jeune bachelier s’est rendu auprès du ministre pour solliciter sa réorientation en Sciences économiques et de gestion à l’Université Alassane Ouattara de Bouaké.

Initialement orienté dans un établissement privé, Kouamé Yao Prince Kader a expliqué que ses moyens financiers ne lui permettaient pas de prendre en charge les frais de scolarité.

Face à cette situation, le ministre Adama Diawara a, séance tenante, instruit son Directeur de Cabinet, par ailleurs président de la Commission d’orientation et d’harmonisation des bacheliers, de procéder à la réorientation du jeune bachelier dans la filière et l’université sollicitées.

Une bourse au titre de la discrimination positive

Au-delà de la réorientation, le Professeur Adama Diawara a également décidé d’accorder une bourse au jeune étudiant, dans le cadre de la discrimination positive en faveur des personnes vulnérables, notamment celles en situation de handicap.

« Là où l’on demande à ceux qui ne sont pas en situation de handicap de remplir un certain nombre de conditions pour pouvoir accéder à la bourse ou au secours financier, pour ceux qui sont en situation de handicap, on dilue un tout petit peu ces conditions, de telle sorte qu’il y ait une discrimination positive en faveur des personnes handicapées », a expliqué le ministre.

Un parcours salué par le ministre

S’adressant au jeune bachelier, Adama Diawara a salué son courage, son parcours et sa détermination à poursuivre ses études, malgré les difficultés liées à sa situation personnelle.

« Vous-même, vous avez réussi à vous scolariser et à arriver jusqu’au baccalauréat. Même pour ceux qui ne sont pas en situation de handicap, ce n’est pas évident. À plus forte raison pour quelqu’un qui est en situation de handicap, qui a perdu ses deux parents et qui s’est battu pour arriver à ce niveau », a souligné le Professeur Adama Diawara.

Un accompagnement dans la poursuite des études

Le ministre a, par ailleurs, assuré au jeune bachelier que ses services veilleraient au suivi de son parcours universitaire, afin de l’accompagner dans la poursuite de ses études.

À travers cette démarche, le ministère réaffirme ainsi sa volonté de favoriser l’inclusion et l’accès équitable à l’enseignement supérieur, notamment pour les étudiants en situation de vulnérabilité.