L’événement sera placé sous le thème : « La contribution du conte oral au développement durable, à travers la préservation de la cohésion sociale et de la biodiversité en Côte d’Ivoire ».

L’annonce a été faite par le Professeur Tououi Bi Irié Ernest, spécialiste de civilisation africaine et de littérature orale à l’UFHB, lors d’une conférence de presse organisée vendredi 25 septembre 2026 au Centre national de recherche en tradition orale (CNRTO), à Cocody.

Cinq groupes d’étudiants en compétition

Pour cette première édition, cinq groupes d’étudiants du Master de Lettres modernes ont été sélectionnés pour participer à la compétition.

Chaque groupe devra s’inspirer d’un peuple de Côte d’Ivoire et faire revivre, à travers un conte, une partie de son univers culturel, notamment à travers le port des tenues traditionnelles correspondantes.

Les prestations ne se limiteront pas à la narration. Elles associeront parole, jeu, musique et rythme, avec un conteur principal accompagné d’un chœur, d’agents rythmiques, d’instruments traditionnels et de personnages incarnant différents rôles.

Pour le Professeur Tououi Bi Irié Ernest, cette approche constitue une véritable théâtralisation de la parole orale.

Chaque groupe disposera de 15 à 20 minutes pour sa prestation. Les étudiants s’appuieront sur le répertoire traditionnel du peuple choisi tout en adaptant leur message aux enjeux liés à la biodiversité, à la protection de l’environnement et à la cohésion sociale.

Une programmation ouverte aux arts et à la culture

La cérémonie débutera à 15 heures par les allocutions officielles, ponctuées d’intermèdes artistiques, notamment des prestations de slam.

L’Institut national supérieur des arts et de l’action culturelle (INSAAC) sera également associé à la manifestation. Une troupe de l’institut assurera l’accueil des invités à travers des prestations inspirées des rythmes des différents peuples de Côte d’Ivoire.

L’accès à la salle sera soumis à l’achat d’un billet.

Un jury composé de spécialistes

Les prestations seront évaluées par un jury composé de spécialistes de la littérature orale, d’enseignants-chercheurs et de praticiens des arts du spectacle.

Les critères d’évaluation porteront notamment sur la qualité du texte, la maîtrise de la langue, la présence scénique, le respect de la tenue traditionnelle, le rythme ainsi que la pertinence du message consacré à la protection de l’environnement.

Les cinq groupes seront classés et récompensés à travers des trophées, des enveloppes financières et des lots d’ouvrages, destinés notamment à soutenir leurs études.

Vers un concours interuniversitaire

Selon le Professeur Tououi Bi Irié Ernest, cette première édition constitue une étape dans un projet appelé à s’étendre progressivement.

Un concours interuniversitaire réunissant des universités et grandes écoles, publiques comme privées, est envisagé dès l’année prochaine. Il devrait être suivi, lors de la troisième année, par un concours national du conte et des arts de la parole.

Par ailleurs, les contes présentés feront l’objet d’un recueil écrit édité par la SACS, accompagné d’une captation audiovisuelle destinée à alimenter les archives pédagogiques et les plateformes numériques.

Le conte comme outil de sensibilisation

Le Professeur Tououi Bi a également souligné les enjeux liés à l’érosion de la biodiversité et au recul du couvert forestier, qui constituent, selon lui, des éléments de contexte importants pour cette initiative.

À travers cette « Nuit du conte », la SACS et l’Unité pédagogique de littérature orale de l’UFHB souhaitent faire du conte et des savoirs traditionnels des outils de sensibilisation à la préservation de la nature et au renforcement de la cohésion sociale.

Cette démarche repose sur quatre axes : la pédagogie, la recherche, les activités culturelles ainsi que le dialogue scientifique et éditorial.

Créée en 2024, la Société africaine des cultures et des sciences (SACS) est une association qui œuvre à la promotion et à la valorisation du patrimoine culturel, des arts, des cultures et des productions scientifiques.