Faire le bilan des financements et préparer de nouvelles perspectives

Représentant le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le directeur de cabinet, Prof. Arsène Kobéa, a indiqué que cette rencontre a permis de présenter à la Banque mondiale les résultats obtenus grâce aux financements déjà mobilisés en faveur de l’INP-HB.

« Aujourd’hui, l’objectif est de présenter à la Banque mondiale les réalisations obtenues grâce aux financements dont l’Institut a bénéficié, mais également de poursuivre la dynamique de financement de l’enseignement supérieur », a-t-il expliqué.

Au-delà du bilan, le directeur de cabinet a souligné la nécessité de renforcer la communication autour des résultats de la recherche et de favoriser leur appropriation par la population. Il a également insisté sur l’enjeu de leur valorisation économique.

Un incubateur pour rapprocher l’INP-HB des entreprises

Dans cette dynamique, l’INP-HB entend renforcer ses liens avec le secteur privé. « Il faut réussir à créer du lien avec les entreprises », a souligné Arsène Kobéa, annonçant la mise en place progressive d’un incubateur destiné à accompagner de petites start-up.

Ces entreprises pourraient, à terme, devenir de grandes structures et contribuer à la diffusion des produits issus de l’innovation en Côte d’Ivoire et dans les autres pays de la sous-région.

Adapter les formations aux besoins du marché

Pour Trina Haque, le rapprochement entre les formations et les besoins des entreprises constitue également un enjeu majeur.

La directrice régionale Afrique de l’Ouest et du Centre pour le Capital humain à la Banque mondiale a appelé à une implication accrue des employeurs dans la conception des programmes, les apprentissages et la définition des compétences recherchées.

« Les entreprises ne sont pas de simples bénéficiaires des diplômés, elles sont des partenaires dans la conception des programmes, des apprentissages en milieu professionnel et des référentiels de compétences », a-t-elle fait savoir.

Recherche, innovation et transfert de technologie

De son côté, le directeur général de l’INP-HB, Dr Moussa Aboul Kader, a mis en avant plusieurs réalisations issues des programmes soutenus par la Banque mondiale.

Dans le domaine de la ville et de la mobilité durable, l’Institut a notamment contribué à la formation de compétences nécessaires aux grands projets d’aménagement du Grand Abidjan.

Dans le secteur minier, les travaux menés par l’Institut ont également permis de développer des technologies destinées à mieux identifier les sites à potentiel minier, tout en prenant en compte les impératifs de protection de l’environnement.

Pour le directeur général, ces acquis doivent désormais servir de base à une nouvelle étape. Celle-ci devra permettre d’aller plus loin dans la recherche, l’innovation et le transfert de technologie, avec notamment la perspective de créer davantage de start-up et de développer le technopole de Yamoussoukro.