La rencontre a été marquée par une conférence inaugurale, des séances de sensibilisation, des témoignages, un panel ainsi qu’une séance de dédicace. Trois auteurs invités, Edmond Kouassi, N’Golo Ouattara et Gbizié Marina, ont pris part aux échanges autour de la contribution de la littérature à la lutte contre le cancer du sein.
Présent à cette activité, le président de l’UVCI, le professeur Koné Tiémoman, a salué une initiative qu’il a jugée instructive et inspirante. Il a souhaité que cette action puisse s’étendre au-delà de la communauté universitaire et inspirer d’autres organisations.
Pour le premier responsable de l’institution, la lutte contre le cancer du sein ne doit pas se limiter au mois d’octobre. Il a ainsi invité la communauté universitaire à s’engager durablement dans les actions de sensibilisation. « Nous, communauté universitaire, devons être des leviers de la sensibilisation », a-t-il insisté, appelant à une mobilisation continue afin d'apporter des réponses concrètes à cette problématique.
Dans cette dynamique, le professeur Koné Tiémoman a également évoqué le potentiel de la recherche, de l’innovation numérique et de l’intelligence artificielle dans l’amélioration de l’information et de l’accompagnement des patients. Il a notamment souligné les possibilités offertes par ces technologies pour faciliter l’accès aux informations médicales dans les langues locales.
Intervenant en qualité de conférencier, le professeur Dion Simplice a, pour sa part, défendu le concept de « lecture curative », en mettant en avant la capacité du livre à favoriser l’accès à l’information et à encourager le recours précoce aux soins.
« Une femme qui a lu, qui a entendu, qui sait, est une femme qui consulte plus tôt. Dans la lutte contre le cancer, un texte bien lu peut valoir un rendez-vous salvateur », a-t-il expliqué. Selon lui, la lecture constitue également un moyen de rompre l’isolement des personnes malades et de préserver leur dignité face à la maladie. Le livre peut ainsi contribuer à leur apporter un soutien moral et à améliorer leur compréhension des différentes étapes de leur parcours de soins.
Cette rencontre a également permis de présenter l’Amicale des femmes de l’UVCI (AMIF-UVCI), une organisation récemment créée pour favoriser l’épanouissement des femmes et encourager les initiatives collectives au sein de l’université.
À ce sujet, la secrétaire générale adjointe, Assalé Kadio Julie, a indiqué que cette initiative répond à l’évolution de la présence féminine dans l’institution, passée de cinq femmes en 2016 à 87 membres aujourd’hui. Elle a présenté l’amicale comme un cadre d’expression, d’écoute, de solidarité et d’épanouissement, destiné à fédérer les femmes autour d'actions communes au bénéfice de la communauté universitaire.
Sur le volet médical, le docteur Edoukou Anicet, oncologue médical au Centre national d’oncologie et de radiothérapie Alassane Ouattara (CNRAO), a apporté des éclairages sur le cancer du sein. Il a notamment sensibilisé les participants aux enjeux de la prévention, du dépistage précoce et de la prise en charge, tout en partageant des conseils pratiques pour une meilleure connaissance de la maladie.
À travers cet atelier, l’UVCI entend ainsi faire de la littérature un moyen complémentaire de sensibilisation et de mobilisation sociale contre le cancer du sein, tout en encourageant une implication durable de la communauté universitaire.