Cette démarche constitue l’un des principaux enjeux de l’atelier de partage d’informations et de finalisation des contrats de performance, ouvert lundi 21 septembre 2026 au Pôle scientifique et d’innovation de Bingerville.
Représentant le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Professeur Adama Diawara, à l’ouverture des travaux, le Directeur de cabinet, Professeur Arsène Kobéa, a expliqué les ambitions de cette nouvelle étape.
« Aujourd’hui, après avoir fini de stabiliser ce sous-secteur qui était en pleine déliquescence à son arrivée, la stabilité retrouvée lui permet désormais de vouloir aller vers la performance », a-t-il indiqué.
Selon le Directeur de cabinet, cette nouvelle orientation vise à rapprocher davantage le système ivoirien d’enseignement supérieur et de recherche des standards internationaux. Elle doit également contribuer à la formation du capital humain nécessaire à la réalisation du Pilier 4 du Plan national de développement (PND) 2026-2030.
Des contrats liés à des indicateurs de performance
Le Directeur de cabinet a, par ailleurs, appelé les différents acteurs à s’approprier le projet ADESTRI, qui comporte un volet consacré à l’enseignement supérieur et un autre dédié à la recherche scientifique.
Les contrats de performance prévus dans le cadre du projet comporteront des indicateurs que les bénéficiaires devront satisfaire afin de poursuivre leur financement et de continuer à bénéficier de l’appui d’ADESTRI.
« Ces contrats de performance vont comporter des indicateurs à satisfaire par les bénéficiaires, de telle sorte qu’ils puissent continuer à être financés et à bénéficier du projet ADESTRI », a-t-il expliqué.
Une unité de gestion pour améliorer la gouvernance
La mise en œuvre du projet s’appuie également sur l’Unité de gestion de projet du MESRS. Selon son coordonnateur, Mohammadou Mérawa, cette structure a notamment été créée pour répondre aux difficultés rencontrées dans la gestion des précédents Contrats de Désendettement et de Développement (C2D).
« Les C2D 1 et 2 étaient gérés par une unité de coordination regroupant plusieurs sous-secteurs de l’éducation et de la formation. Le fait que le ministre décide de créer une unité de gestion sous son autorité directe signifie qu’il y a une sorte de centralisation et d’amélioration de la gouvernance, avec un circuit court », a-t-il relevé.
Pour Mohammadou Mérawa, ce nouveau dispositif doit contribuer au renforcement de la gouvernance, de la redevabilité et de la transparence, ainsi qu’à l’efficacité et à l’efficience dans la mise en œuvre des projets.
Les travaux, ouverts lundi 21 septembre 2026, se poursuivront pendant cinq jours, jusqu’au vendredi 25 septembre 2026.