Enseignante-chercheure, philosophe, poétesse, romancière et essayiste, Tanella Boni a consacré une grande partie de sa vie à la transmission des savoirs, à la réflexion philosophique et à la création littéraire. À travers ses écrits, nourris par les réalités africaines et les grandes interrogations contemporaines, elle a contribué au rayonnement de la littérature et de la pensée ivoiriennes au-delà des frontières nationales.

C’est dans ce cadre universitaire, qui a longtemps accompagné son parcours, que l’UFHB a choisi de célébrer sa mémoire. Enseignants-chercheurs, étudiants, personnels administratifs et acteurs du monde culturel se sont réunis autour de lectures, de témoignages et d’évocations de son parcours et de son œuvre.

Prenant la parole, le président de l’UFHB, le professeur Ballo Zié, a salué un parcours remarquable. « Le parcours du Professeur Tanella Boni est de ceux qui marquent les esprits. Un parcours exemplaire, inspirant, riche d’expériences d’une femme de valeur », a-t-il déclaré.

Il a également mis en lumière sa contribution à la formation et à l’éducation au sein de l’Unité de formation et de recherche Sciences de l’Homme et de la Société (UFR SHS), notamment dans l’enseignement de la philosophie et de la littérature ivoirienne. Son engagement en faveur du dialogue interculturel et de la tolérance a également été souligné.

Pour sa part, le directeur de l’UFR SHS, le professeur Nassa Dabié Désiré Axel, a exprimé l’ampleur de cette disparition en affirmant que la Côte d’Ivoire perd « l’une de ses plus grandes voix intellectuelles », l’Afrique « une de ses penseuses les plus lumineuses » et l’UFHB « une de ses plus fidèles servantes ».

Un héritage intellectuel transmis aux nouvelles générations

Au-delà du recueillement, cette veillée académique a constitué un moment de transmission de mémoire. Les interventions des professeurs Yacouba Konaté, Coulibaly Adama, Bamba Lou Mathieu et Adom Marie Clémence, entre autres, ont permis de revenir sur les contributions de Tanella Boni à la philosophie, à la littérature et à la formation de générations d’étudiants et de chercheurs.

Cet hommage rappelle le rôle essentiel de l’université, non seulement comme espace de production et de diffusion des connaissances, mais aussi comme lieu de mémoire et de préservation du patrimoine intellectuel.

En célébrant la vie et l’œuvre de Tanella Boni, l’Université Félix Houphouët-Boigny a ainsi réaffirmé son attachement à la transmission des savoirs et à la valorisation de celles et ceux qui ont contribué à son rayonnement. Une manière de faire vivre, auprès des nouvelles générations, l’héritage d’une intellectuelle dont la pensée demeure inscrite dans l’histoire culturelle et universitaire de la Côte d’Ivoire.