Placée sous le thème « L’intelligence artificielle à l’épreuve de l’intelligence allemande : quels enjeux pour les études germaniques aujourd’hui ? », la conférence a été animée par le Dr Alphonse Boua, maître de conférences en littérature et philosophie allemandes à l’UFHB.
Les échanges ont permis d’interroger la place grandissante de l’intelligence artificielle dans l’enseignement et la recherche, tout en mettant en lumière l’apport de la pensée allemande à la compréhension des transformations induites par ces technologies.
Dans son intervention, le conférencier a présenté la pensée allemande comme une ressource critique permettant de questionner les limites de l’intelligence artificielle et ses implications pour l’être humain. « La pensée allemande apparaît non plus comme une généalogie de la machine, mais comme une ressource pour penser ce qui manque à la machine, à l’IA », a souligné le Dr Alphonse Boua.
Une intégration réfléchie dans les pratiques universitaires
Au-delà des possibilités offertes par l’intelligence artificielle, cette rencontre a mis en évidence la nécessité de préserver l’esprit critique dans son utilisation, notamment dans les domaines de l’enseignement, de la recherche et des disciplines consacrées aux langues, aux littératures et aux civilisations.
Pour le Dr Yeo Lacina, maître de conférences et chef du Département d’Allemand de l’UFR Langues, Littératures et Civilisations (LLC), l’enjeu ne consiste plus simplement à déterminer s’il faut utiliser ces outils, mais à définir les conditions de leur intégration dans les pratiques universitaires.
« La véritable question n’est donc plus de savoir si nous devons utiliser l’intelligence artificielle, mais plutôt comment l’intégrer de manière responsable, éthique et pertinente dans nos pratiques universitaires », a-t-il affirmé.
À travers cette conférence inaugurale, le Département d’Allemand de l’UFHB entend ainsi nourrir la réflexion sur les usages de l’intelligence artificielle dans l’enseignement supérieur. Une démarche qui souligne l’importance de concilier innovation technologique, exigence scientifique et responsabilité éthique afin de préserver la place de la réflexion humaine dans la production et la transmission des connaissances.