À cette occasion, le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre N’Gou Dimba, a lancé un appel à l’action en faveur d’une meilleure prévention et d’une prise en charge rapide et efficace des accidents vasculaires cérébraux (AVC).

Dans son intervention, le ministre a rappelé que l’AVC n’est plus uniquement associé au vieillissement, mais constitue désormais une urgence majeure de santé publique en Côte d’Ivoire. Selon les données évoquées lors de la cérémonie, il représente la première cause de handicap chez l’adulte, la deuxième cause de mortalité et la troisième cause de démence.

Face à cet enjeu, le gouvernement entend renforcer la réponse sanitaire à travers une stratégie articulée autour de trois axes essentiels : la prévention, la prise en charge en urgence et la rééducation.

Prévenir, agir vite et accompagner les patients

Le ministre Pierre Dimba a insisté sur l’importance du dépistage précoce et du contrôle des facteurs de risque, notamment l’hypertension artérielle. À ce titre, il a mis en avant la gratuité des médicaments antihypertenseurs dans les établissements hospitaliers publics, présentée comme un levier important pour prévenir les complications et préserver des vies.

Soulignant le caractère déterminant de la rapidité d’intervention, Pierre Dimba a rappelé la nécessité d'une prise en charge dans les meilleurs délais, notamment durant la fenêtre thérapeutique pouvant aller jusqu’à 4 h 30 pour certains traitements.

Il a également présenté les efforts engagés par le gouvernement, notamment la création de cinq unités neurovasculaires (UNV), l’équipement des services d’urgence en scanners de dernière génération, la formation des médecins urgentistes à la thrombolyse ainsi que la mise en place d’un numéro vert destiné à faciliter l’alerte et l’orientation des patients.

Le ministre a, par ailleurs, insisté sur la nécessité de renforcer les dispositifs de rééducation et la couverture des soins afin de favoriser la récupération des patients et leur réinsertion sociale. L’objectif est clair : éviter que l’AVC ne devienne synonyme d’exclusion ou de rupture définitive avec la vie sociale.

Dans le même élan, Pierre N’Gou Dimba a exhorté les populations à apprendre à reconnaître les principaux signes de l’AVC et à réagir immédiatement dès leur apparition. Il les a notamment invitées à contacter le numéro vert 143 ou à solliciter sans délai les professionnels de santé.

Le ministre a également salué l’engagement des professionnels de santé qui, jour et nuit, se mobilisent pour assurer la prise en charge des patients et sauver des vies.

À travers cette 7ᵉ édition des Journées nationales de lutte contre les accidents vasculaires cérébraux (JNLAVC), le message est sans équivoque : face à l’AVC, la prévention, la rapidité de réaction et l’accès à des soins adaptés sont déterminants.

Reconnaître les signes, donner l’alerte immédiatement et agir sans perdre une minute : autant de réflexes essentiels pour sauver des vies.