Ferkessédougou : un nouveau pavillon pédiatrique pour améliorer la prise en charge des enfants
À Ferkessédougou, dans la région du Tchologo, cette ambition prend forme à l’Hôpital Général avec la mise en service, en 2022, d’un nouveau pavillon pédiatrique. Cette infrastructure vient renforcer la capacité de l’établissement à prendre en charge les enfants directement sur place.
Un accès aux soins progressivement renforcé
Avant cette évolution, l’accès à certains soins restait difficile.
« Nous avons malheureusement un plateau technique qui était tellement limité, au point que certains patients étaient obligés d’aller jusqu’à Bouaké, parfois jusqu’à Abidjan pour des soins particuliers », explique le Dr N’da Kouamé, directeur de l’Hôpital Général de Ferké.
Le manque d’équipements et de personnel compliquait également la prise en charge de certains besoins sanitaires.
Aujourd’hui, le nouveau pavillon offre un cadre spécifiquement dédié aux soins pédiatriques. Il comprend deux salles de consultation, une salle de soins dédiée aux urgences et un bâtiment d’hospitalisation, permettant d’améliorer le parcours de soins des enfants au sein de l’établissement.
Un dispositif apprécié par les familles
Pour les familles, cette évolution se traduit également par la présence de professionnels dédiés à la prise en charge des plus jeunes.
« Nous sommes vraiment contents de savoir qu’il y a un docteur pour les enfants qui prend soin de nos enfants », témoigne Mariam Ouattara, une mère.
Cette présence contribue à rapprocher les soins spécialisés des populations et à limiter, autant que possible, les déplacements vers les grands centres urbains pour la prise en charge des enfants.
Des progrès dans la prise en charge de la mère et de l’enfant
Cette évolution s’inscrit dans les efforts engagés au niveau national pour renforcer la prise en charge de la mère et de l’enfant et améliorer l’accès aux soins sur l’ensemble du territoire.
Ces progrès se reflètent également dans les indicateurs nationaux. Selon le Bilan 2011-2025 du Gouvernement, le taux de mortalité infanto-juvénile est passé de 108 ‰ en 2011 à 74 ‰ en 2025, soit une baisse de 31,5 %.
Le renforcement des infrastructures, des équipements et des ressources humaines permet ainsi progressivement aux établissements sanitaires de mieux répondre aux besoins des populations et d’améliorer la prise en charge des enfants, y compris dans les régions de l’intérieur du pays.