Placées sous le thème « Diabète, thyroïdopathies et le fardeau invisible : mieux dépister et soutenir la santé mentale », ces journées réunissent, jusqu’au 25 septembre, des professionnels de santé autour d’une approche multidisciplinaire.
Le président de l’Amicale des endocrinologues-diabétologues de Côte d’Ivoire (AmECI), Dr Félix Aka, a souligné que la prise en charge ne doit pas se limiter aux paramètres médicaux, mais doit également tenir compte de la situation familiale, sociale et professionnelle du patient.
« Ce ne sont pas des chiffres de glycémie, ce ne sont pas des chiffres de cholestérol, ce ne sont pas des chiffres de tension que nous devons soigner, mais ce sont des personnes que nous devons soigner », a-t-il déclaré.
Le directeur coordonnateur du Programme national de lutte contre les maladies métaboliques et de prévention des maladies non transmissibles, Valérie Adjé, a, pour sa part, plaidé pour un dépistage précoce de la détresse psychologique chez les patients chroniques et une collaboration renforcée entre endocrinologues, psychiatres et psychologues.
« Nous ne pouvons plus soigner le corps en ignorant l’esprit », a-t-il insisté.
La conférence inaugurale, animée par le professeur émérite de psychiatrie Roger Joseph Delafosse, a également mis en avant le rôle de l’entourage familial dans l’accompagnement des personnes vivant avec une maladie chronique.
Les travaux portent notamment sur les liens entre diabète et santé mentale, le burn-out, les troubles psychiatriques liés aux thyroïdopathies, la nutrition, l’activité physique ainsi que la gestion du stress et de l’anxiété.
Des dépistages gratuits du diabète, de l’hypertension artérielle et de la dyslipidémie, ainsi que des activités physiques, sont également prévus pour le grand public.