Un appel à une meilleure collaboration entre les matrones et les centres de santé a été lancé à l’occasion de la troisième session annuelle du Comité départemental de lutte contre la mortalité maternelle, néonatale et infantile, tenue jeudi 8 octobre 2026 à la préfecture, sous la présidence de la secrétaire générale de la préfecture, Zéréhoué Wincedi épouse Seri Bi.
Dr Déh a déploré les nombreux cas de complications obstétricales graves provoquées par les accouchements à domicile assistés par des matrones.
« Ces matrones, pensant pouvoir assurer l’accouchement, laissent le travail se poursuivre jusqu’à son stade extrême. Lorsque ces femmes arrivent à l’hôpital, très souvent, nous perdons le bébé et les mamans sont en grand danger. Nous devons déployer d’importants efforts pour les sauver », a-t-il déclaré.
Il s’est toutefois félicité de l’absence, à ce jour, de décès maternel.
Dr Déh a ainsi souhaité l’organisation de rencontres d’échanges et de sensibilisation avec les matrones, afin de les écouter et de les amener à mieux connaître leurs limites.
« Il faut les amener à connaître le moment auquel elles doivent passer la main afin d’éviter les accouchements à domicile. Nous avons tous un seul objectif : préserver la vie de la mère et de l’enfant. Pour cela, conjuguons nos efforts et évitons de nous opposer les uns aux autres », a-t-il conclu.
La secrétaire générale de la préfecture a, pour sa part, exhorté les autorités administratives et sanitaires, les élus, les chefs coutumiers, les guides religieux ainsi que les autres leaders communautaires à s’impliquer davantage dans la sensibilisation. Elle a notamment insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite et franche entre les matrones et les centres de santé, dans l’intérêt de la communauté.
Selon les statistiques sanitaires, à fin septembre 2026, l’Établissement public hospitalier départemental (EPHD) de Bocanda a enregistré 866 accouchements, dont 110 césariennes, sans aucun décès, contre 657 accouchements, dont 87 césariennes, à la même période en 2025.