Chez les enfants de moins de 5 ans, l’incidence nationale de l’anémie est passée de 186,1 ‰ à 161,96 ‰ en 2024, soit une baisse de près de 13 %. Ces données sont issues du Rapport annuel sur la situation sanitaire (RASS).
S’agissant de la malnutrition, l’incidence est passée de 30,69 ‰ à 25,18 ‰, enregistrant ainsi un recul de 5,51 points.
Les résultats de l’enquête nationale SMART 2025 confirment cette dynamique. La prévalence de la malnutrition aiguë globale (MAG) concerne désormais 3,7 % des enfants, dont 0,6 % sous sa forme sévère. Ce niveau demeure inférieur au seuil de 5 % retenu par la classification OMS-UNICEF, plaçant ainsi la situation dans la catégorie dite « acceptable ».
Malgré ces résultats encourageants, le retard de croissance, indicateur de la malnutrition chronique, touche encore 21,4 % des enfants.
Bien que ce niveau demeure dans la catégorie « précaire », la tendance baissière se confirme sur le long terme. Le taux est passé de 30 % en 2012 à 28,4 % en 2016, puis à 23,4 % en 2021, avant d’atteindre 21,4 % en 2025.
Pour consolider ces progrès, le ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle (MSHPCMU), à travers le Programme national de nutrition (PNN), renforce les interventions sur le terrain. Celles-ci portent notamment sur la prise en charge nutritionnelle dans les établissements sanitaires, la supplémentation en micronutriments, la sensibilisation des communautés ainsi que le développement de partenariats.
Ces résultats et les efforts engagés traduisent la poursuite de la mobilisation en faveur de la réduction de toutes les formes de malnutrition et de l’amélioration de la santé et du bien-être des enfants, afin de leur garantir un meilleur départ dans la vie.