Présentant les grandes lignes de ce document à la cérémonie de clôture, le vendredi 30 octobre 2026 à Abidjan, Dr Nathalie Yao N’dry, du Programme National de Santé Mentale (PNSM), a indiqué que les actions retenues s’articulent autour de quatre axes stratégiques :

  • La gouvernance, le leadership et le financement ;
  • L’offre et l’accessibilité des services ;
  • La promotion et la prévention ;
  • L’information sanitaire et la recherche.

Quatre axes stratégiques pour renforcer la santé mentale

Au titre du premier axe, la feuille de route prévoit la révision et l’adoption des politiques en matière de santé mentale, la création d’une ligne budgétaire dédiée dans le budget de l’État, ainsi que l’adoption d’un cadre législatif visant à garantir les droits des personnes vivant avec des troubles mentaux.

Le deuxième axe porte sur le renforcement des ressources humaines, notamment les prestataires de soins généralistes, les travailleurs sociaux et les spécialistes. Il prévoit également l’amélioration de l’accès aux services de santé mentale, la disponibilité des médicaments psychotropes et l’intégration de la santé mentale dans les interventions humanitaires d’urgence.

En matière de promotion et de prévention, les actions envisagées concernent principalement la lutte contre la stigmatisation ainsi que la mise en place de stratégies multisectorielles de sensibilisation et de prévention.

Le quatrième axe met l’accent sur la disponibilité de données sanitaires fiables et de qualité, ainsi que sur le développement de la recherche, notamment autour des effets de l’utilisation excessive du numérique et des réseaux sociaux sur la santé mentale des enfants.

Le Gouvernement réaffirme ses engagements pour la mise en œuvre de la feuille de route

Au nom du Ministre de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle, le Directeur coordonnateur du Programme National de Santé Mentale (PNSM), Pr Koua Asséman Médard, a rappelé les engagements du Gouvernement pour accompagner la mise en œuvre de cette feuille de route.

À cet effet, il a notamment annoncé :

  • Une meilleure intégration des prestations de santé mentale dans le panier de soins ;
  • La mobilisation de ressources supplémentaires à partir de 2027 pour renforcer la prévention et l’accès aux soins ;
  • L’amélioration de la disponibilité des médicaments spécifiques.

Pr Koua a également insisté sur la nécessité d’intégrer davantage la santé mentale dans les soins de santé primaires et de renforcer les compétences nationales.

Il a, à cet effet, appelé les différents ministères, les parlementaires, le secteur privé et les partenaires techniques et financiers à s’impliquer dans cette démarche, soulignant que la santé mentale constitue une responsabilité partagée.

L’OMS et les partenaires au développement réaffirment leur soutien

Pour sa part, Dr Ané Ambroise a estimé que l’adoption de cette feuille de route constitue une avancée importante, tout en rappelant que les résultats attendus dépendront de la traduction des engagements en actions concrètes au bénéfice des populations.

Il a réaffirmé la disponibilité de l’OMS et des partenaires au développement à accompagner les autorités ivoiriennes, notamment dans les domaines suivants :

  • Le renforcement des services de santé mentale ;
  • Le déploiement du programme mhGAP ;
  • Le développement des ressources humaines ;
  • La promotion des droits humains ;
  • L’intégration de la santé mentale dans les soins de santé primaires.

Des recommandations pour orienter les prochaines étapes

Les recommandations issues du dialogue serviront également à orienter la mise en œuvre du Plan stratégique multisectoriel de santé mentale et à préparer la participation de la Côte d’Ivoire au septième Sommet ministériel mondial sur la santé mentale, annoncé en Guyane en mars 2027.