Cette proposition a été évoquée lors d’une séance de travail entre les deux programmes, tenue au siège du Programme national de santé mentale (PNSM), à Abidjan. Cette rencontre était consacrée à l’amélioration de l’intégration des soins de santé mentale dans le parcours de prise en charge des survivantes de violences basées sur le genre (VBG).
Les échanges ont notamment porté sur les modalités de collaboration entre les deux structures, la coordination des interventions et la mise en place de mécanismes permettant d’assurer la continuité des soins, depuis l’accueil et l’écoute jusqu’au suivi psychologique et psychiatrique.
Le PNSM a présenté son dispositif de prise en charge, organisé selon les différents niveaux de la pyramide sanitaire, ainsi que ses outils d’assistance à distance.
La ligne 143 permet notamment de bénéficier d’une assistance psychologique par téléphone, tandis que la plateforme numérique TILA facilite le dépistage, la téléconsultation, l’orientation vers des spécialistes et le suivi des patients.
De son côté, le Programme national de lutte contre les violences basées sur le genre (PNLVBG) a présenté son dispositif d’accompagnement des survivantes, qui repose sur l’accueil, l’écoute, le soutien psychosocial, les soins spécialisés et la gestion des situations urgentes.
Ce dispositif mobilise notamment les centres d’écoute, les services sociaux, les plateformes VBG, les centres d’accueil et d’hébergement, ainsi que les professionnels de la santé mentale.
Les deux programmes ont également souligné la nécessité d’intégrer systématiquement les soins psychologiques et psychiatriques dans le parcours de prise en charge des survivantes de VBG, à travers l’élaboration de protocoles opérationnels standardisés à l’échelle nationale.
Les propositions formulées portent également sur le renforcement du service de prise en charge en santé mentale du PNLVBG, l’amélioration des outils de collecte des données et des indicateurs de suivi, ainsi que le renforcement de l’utilisation de la ligne 143 et de la plateforme TILA.
La création d’un mécanisme technique conjoint et l’élaboration d’un plan de mise en œuvre figurent parmi les prochaines étapes envisagées.
Toutefois, la localisation des neuf unités spécialisées et leurs modalités de fonctionnement restent à préciser et à valider par les instances compétentes.