Présentée par Dosso Falikou, l’émission a réuni Bebo, communicateur au PNLS, Léonce Aziah, agent de mobilisation sociale au PNLS, et Dro Yahi, représentant du Réseau des jeunes Ivoiriens engagés contre le Sida (RIJES).

Transmission, prévention et dépistage au cœur des échanges

Les échanges ont porté sur les modes de transmission des IST et du VIH, les moyens de prévention, ainsi que sur l’importance du dépistage et de la prise en charge précoce.

Selon les intervenants, les IST et le VIH peuvent notamment se transmettre par voie sexuelle ou sanguine. Certaines infections pouvant évoluer sans symptômes apparents, ils ont insisté sur l’importance du dépistage régulier afin de favoriser une prise en charge rapide en cas de besoin.

Pour prévenir les IST et le VIH, les spécialistes ont notamment recommandé l’abstinence sexuelle, la fidélité mutuelle au sein des couples ainsi que l’utilisation correcte et systématique du préservatif.

Ils ont également présenté la prophylaxie pré-exposition (PrEP) comme un moyen de prévention du VIH destiné à certaines personnes présentant un risque accru d’exposition au virus.

Les jeunes invités à adopter des comportements responsables

Les intervenants ont exhorté les jeunes à mieux s’informer sur les IST et le VIH, à adopter des comportements responsables et à fréquenter les structures sanitaires pour bénéficier du dépistage, du conseil et, si nécessaire, d’une prise en charge adaptée.

L’émission a également permis aux jeunes présents d’interagir avec l’équipe du PNLS à travers des questions et des échanges sur les IST et le VIH. Cette participation a contribué à renforcer leurs connaissances sur les moyens de prévention et les comportements favorables à leur santé.

Des progrès dans la lutte contre le VIH en Côte d’Ivoire

La Côte d’Ivoire a enregistré des progrès importants dans sa réponse au VIH. Selon l’ONUSIDA, le nombre de nouvelles infections est passé d’environ 25 000 en 2010 à 8 200 en 2024, soit une baisse de 66 %. Les décès liés au sida ont également diminué de 75 % sur la même période, passant de 34 000 à 8 400.

Ces avancées s’accompagnent toutefois de défis persistants, notamment en matière de prévention auprès des jeunes. L’ONUSIDA identifie d’ailleurs le renforcement de l’éducation à la prévention pour les jeunes parmi les priorités de la riposte ivoirienne.

La séance de sensibilisation organisée à Borotou s’inscrit ainsi dans cette dynamique de prévention et d’information, en rapprochant les messages de santé des jeunes à travers un