Le chef du service de gynécologie-obstétrique, le Dr Yao Brou Barthélémy, a présenté ce bilan à l’occasion de la cérémonie d’honneur à l’emblème national, qui s’est tenue le lundi 2 novembre 2026, sur l’esplanade de la préfecture.
À cette occasion, il a fait savoir qu’au total, 241 femmes âgées de 19 à plus de 50 ans ont pris part aux séances de dépistage.
Les cas suspects concernaient des femmes âgées de 19 à 50 ans. Une patiente présentant des lésions suspectes de cancer du sein a été référée vers une structure de prise en charge.
S’agissant des lésions précancéreuses du col de l’utérus, 12 cas de lésions suspectes de bas grade et deux cas de lésions de haut grade ont été dépistés.
Le spécialiste a précisé qu’aucune de ces femmes n’a été référée vers une structure de prise en charge, les analyses complémentaires nécessaires étant réalisées sur place.
« Nous administrons le traitement localement pour les lésions de haut grade et nous les revoyons deux semaines plus tard, puis six mois après. Pour les lésions de bas grade, nous les revoyons un an plus tard », a-t-il rassuré.
Par ailleurs, le Dr Yao Brou Barthélémy a annoncé que 5 000 nouveaux cas de cancer, avec le cancer du sein en tête, ont été diagnostiqués en 2025.
« Malheureusement, la moitié de ces dames vont perdre la vie dans les cinq années suivant leur dépistage », a-t-il déploré.
Des signes d’alerte à ne pas négliger
Le spécialiste a invité les femmes à se faire dépister dès l’apparition des principaux signes évocateurs des cancers féminins.
Concernant le cancer du sein, il a notamment cité :
- Un changement de la texture du sein ;
- Un aspect de peau d’orange ;
- Une rougeur apparaissant sur le sein ;
- Un écoulement purulent ou sanguinolent au niveau du mamelon ;
- Une plaie inexpliquée ;
- L’apparition de nodules ou de ganglions au niveau du sein.
Pour le cancer du col de l’utérus, les signes d’alerte à surveiller sont notamment :
- Des saignements après les rapports sexuels ;
- Des pertes vaginales abondantes et malodorantes ;
- Des saignements inexpliqués après la ménopause ;
- Des douleurs dans le bas-ventre.
Des remerciements à la municipalité de Bocanda
Le Dr Yao Brou Barthélémy a également tenu à exprimer sa reconnaissance et sa gratitude à la municipalité de Bocanda qui, à travers la première adjointe au maire, Adja Massara Touré épouse Sanogo, apporte son appui à l’organisation de la campagne « Octobre Rose » depuis trois ans.
Pour sa part, la préfète du département, Koné Kinan Christelle, a salué la mobilisation observée. Elle a rappelé que la sensibilisation et le dépistage précoce des cancers féminins doivent se poursuivre au-delà de cette campagne.
Elle a enfin invité les femmes à se faire consulter régulièrement afin de bénéficier d'une prise en charge rapide.