Durant ces deux journées, les sages-femmes ont accueilli des participantes de différentes générations, notamment des femmes du troisième âge, des femmes adultes et des jeunes filles. L’objectif était de renforcer la prévention et de favoriser la détection précoce de ces maladies, responsables de nombreux décès chez les femmes.
Plusieurs bénéficiaires se sont réjouies de cette initiative, qui leur a permis de s’informer sur leur état de santé. Certaines ont expliqué avoir participé à ces consultations par crainte de développer ces maladies.
Un appel à la consultation précoce
S’exprimant au nom de l’ASFI, la sage-femme Koné Fatoumata épouse Sidibé a exhorté les femmes et les jeunes filles du département à fréquenter les structures sanitaires sans attendre l’apparition de symptômes, afin de favoriser une prise en charge rapide en cas d’anomalies.
Elle a souligné que le diagnostic tardif du cancer entraîne généralement des traitements plus coûteux et réduit considérablement les chances de guérison.
Selon les sages-femmes, les consultations liées aux cancers du sein et du col de l’utérus restent disponibles à l’hôpital général de Vavoua tout au long de l’année. Elles sont toutefois gratuites durant la campagne « Octobre Rose », grâce au soutien de partenaires internationaux.
Une mobilisation en deçà des attentes
Malgré l’importance de cette campagne, la mobilisation est restée inférieure aux prévisions des organisatrices. La section de Vavoua de l’ASFI espérait en effet accueillir un millier de femmes et de jeunes filles du département. Au terme des deux journées, un peu plus de 200 participantes avaient bénéficié des consultations.
À l’issue de cette activité, les sages-femmes ont renouvelé leur appel à une fréquentation régulière des structures sanitaires, afin de renforcer la prévention et de limiter les complications liées aux cancers du sein et du col de l’utérus.