Au tableau, Ben Yacine, un apprenant sourd, lit à haute voix les phrases inscrites. Il communique en langue des signes et parvient à prononcer quelques mots, sous le regard bienveillant de ses enseignants. Lorsqu’il éprouve des difficultés à identifier certaines lettres ou syllabes, son enseignant intervient pour le guider à l’aide de signes adaptés. Un véritable tandem se forme alors entre l’enseignant et l’apprenant, fondé sur l’écoute, l’accompagnement et l’adaptation des méthodes d’apprentissage.
Dans sa classe mixte, Ben Yacine côtoie 15 autres apprenants en situation de handicap, présentant différents besoins, notamment des troubles du comportement. Cette expérience illustre les progrès possibles lorsque l’école adapte ses pratiques aux besoins de chaque enfant et mobilise les enseignants pour favoriser sa participation aux apprentissages.
La promotion de l’inclusion scolaire constitue l’une des réformes éducatives de l’année scolaire 2026-2027. Elle vise à faire de l’école un espace où chaque enfant est accueilli, respecté et accompagné, quelles que soient sa situation de handicap, ses capacités ou ses difficultés. L’enjeu ne se limite pas à l’inscription scolaire : il consiste également à garantir la participation effective de chaque apprenant aux activités et aux apprentissages.
Dans la région du Guiriko, cette dynamique se traduit notamment par la création de 11 nouvelles Classes transitoires d’inclusion scolaire (CTIS) pour l’année scolaire 2026-2027, dont sept en braille et quatre en langue des signes. Au cours de l’année scolaire précédente, seules deux CTIS en braille étaient recensées et aucune en langue des signes.
Ces nouvelles classes renforcent les dispositifs d’accompagnement des apprenants en situation de handicap et contribuent à promouvoir une école plus inclusive, fondée sur l’égalité des chances pour tous.