Représentant le recteur de l’UCAD, le professeur Alioune Badara Kandji, le directeur de l’Animation culturelle et scientifique, Dr Hady Ba, a salué la contribution de l’écrivain au rayonnement intellectuel et culturel africain. « L’UCAD est, avec une légitime fierté, l’Alma mater de Boubacar Boris Diop », a-t-il déclaré.

Il a également mis en lumière l’engagement de l’écrivain en faveur de l’émancipation culturelle et de la valorisation des langues nationales, soulignant l’importance de leur appropriation dans la construction d’une véritable souveraineté culturelle.

Pour sa part, le doyen de la FLSH, le professeur Mamadou Bouna Timera, a présenté le parcours de Boubacar Boris Diop comme une source d’inspiration pour les générations actuelles et futures.

Une œuvre entre littérature, engagement et langues africaines

La leçon inaugurale, prononcée par le professeur Felwine Sarr, économiste et philosophe, autour du thème « Boubacar Boris Diop : écrire sur les crêtes », a permis d’examiner les grandes étapes de l’œuvre de l’écrivain ainsi que la portée de ses choix littéraires.

Abordant son engagement en faveur de l’écriture en wolof, Felwine Sarr a souligné que ce choix dépasse la simple dimension linguistique. Il traduit également une position esthétique, politique et épistémologique qui renouvelle les perspectives de la création littéraire africaine.

Au-delà de l’hommage rendu à l’ancien étudiant, ce colloque vise à approfondir la réflexion sur une œuvre qui interroge les réalités politiques, sociales et historiques du continent africain. Il met également en avant les langues africaines comme des instruments de création littéraire, de transmission des savoirs et d’affirmation culturelle.

Les travaux se poursuivent jusqu’au mercredi 28 octobre 2026, dans la salle de conférence du bâtiment des Doyens de la Faculté des Lettres et des Sciences humaines de l’UCAD, à Dakar.