Dans le secteur public, près de 7 millions d’élèves seront encadrés par plus de 313 000 enseignants répartis dans 12 661 établissements. Le milieu rural concentre plus de la moitié de ces structures, témoignant des efforts engagés pour réduire les disparités territoriales.
La généralisation de l’enseignement préscolaire constitue l’un des principaux axes de cette rentrée. Plus de 37 000 salles de classe sont consacrées à ce cycle dans les écoles primaires publiques, permettant d’accueillir plus de 650 000 enfants. Le taux de scolarisation dans le préscolaire devrait ainsi atteindre 90 %.
Pour accompagner cette dynamique, le ministère a également lancé la campagne nationale « Mon premier pas », destinée à encourager les familles à inscrire leurs enfants dès l’âge de quatre ans. L’objectif est de favoriser l’égalité des chances et de renforcer l’accès à une éducation inclusive, particulièrement dans les zones rurales.
Autre chantier majeur : le déploiement du modèle des écoles pionnières. Leur nombre atteint désormais 6 753 établissements au primaire, accueillant plus de 2,6 millions d’élèves. Au niveau des collèges, 1 358 établissements sont concernés, pour plus d’un million d’élèves.
Le dispositif des écoles de la deuxième chance poursuit également son expansion. Près de 40 000 jeunes devraient en bénéficier cette année, dans le cadre de la lutte contre le décrochage scolaire.
Par ailleurs, 27 nouveaux internats ont ouvert leurs portes, portant leur nombre à 1 176 établissements au niveau national et permettant d’accueillir plus de 126 000 élèves, dont une forte proportion de filles.
Le ministre de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports, Mohamed Saad Berrada, a officiellement lancé l’année scolaire à l’école primaire Ibn Battouta, dans la commune d’Amer à Salé, autour du thème : « Pour une école publique de qualité pour tous ».
Sur place, le ministre a suivi les tests de positionnement destinés aux nouveaux élèves et s’est assuré des conditions d’accueil dans les classes du préscolaire et du primaire. Les infrastructures, les équipements, les dispositifs d’aide sociale et les mesures d’accompagnement des familles ont également fait l’objet d’une attention particulière.
Cette rentrée s’inscrit dans la poursuite de la Feuille de route 2022-2026, qui vise à accélérer la réforme du système éducatif marocain. Les autorités misent notamment sur la mobilisation des enseignants, des personnels administratifs, des familles et des différents partenaires pour consolider les acquis et poursuivre la transformation de l’école publique.
Au Maroc, l’enjeu de cette nouvelle année scolaire dépasse ainsi la simple reprise des cours : il s’agit de renforcer durablement la qualité de l’enseignement, l’équité territoriale et l’égalité des chances pour les élèves.