Le chef du Gouvernement entend faire de l’investissement un levier concret de création d’emplois, de développement des compétences et de valeur. Parmi les principaux secteurs identifiés, les coopératives agricoles communautaires pourraient générer 113 500 emplois, suivies de la pêche artisanale et de l’économie bleue avec 60 000 emplois, du logement abordable avec 50 000 et des agropoles avec 45 000. Les industries culturelles et créatives, l’héritage des Jeux olympiques de la jeunesse, les filières lait et aviculture, l’aquaculture et les énergies renouvelables figurent également parmi les secteurs à fort potentiel.
Pour accompagner cette dynamique, le Gouvernement prévoit d’investir davantage dans l’éducation et la formation professionnelle. La suppression des abris provisoires, la construction de 12 LYNAQE, 15 000 salles de classe connectées et 45 Espaces numériques ouverts, ainsi que l’achèvement des universités de Matam, du Sénégal oriental et du Sine-Saloum font partie des mesures annoncées. Un programme spécial de 2 527 recrutements d’enseignants doit également être lancé au plus tard au quatrième trimestre 2026.
La transformation du système éducatif devrait par ailleurs s’appuyer sur la réforme curriculaire, le développement des STEM, le bilinguisme, le renforcement des langues nationales, la transformation numérique et l’intégration des daaras. Dans l’enseignement supérieur, ces orientations seront notamment portées par l’Agenda national de Transformation de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (ANTESRI).
À travers ces différentes mesures, l’Exécutif sénégalais entend mieux rapprocher investissements, formation et emploi afin de répondre aux besoins de l’économie. L’objectif affiché est de transformer les projections du Masterplan en opportunités concrètes pour les populations, notamment les jeunes, avec des résultats mesurables à l’horizon 2029.