Burkina Faso : la deuxième édition de l’initiative TOP-VEVA 2026 officiellement lancée

C’est ainsi qu’a officiellement démarré la deuxième édition de l’initiative TOP-VEVA 2026. Pour cette session, vingt-quatre (24) étudiants volontaires, issus de plusieurs institutions d’enseignement supérieur et de recherche, ont été retenus pour cette phase.

Orientée vers l’accompagnement entrepreneurial, l’initiative TOP-VEVA vise à offrir aux étudiants une expérience concrète du monde agricole.

Une initiative au service de l’employabilité des étudiants

Prenant la parole au nom du Camarade Secrétaire général du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le Directeur général de l’ANVAR a adressé ses vives félicitations aux étudiants volontaires sélectionnés pour cette deuxième édition.

Il a rappelé que TOP-VEVA s’inscrit dans la dynamique de l’initiative « Les Étudiants Nourrissent les Étudiants (ENE) », portée par le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

Cette initiative vise à permettre aux étudiants de contribuer à leur propre épanouissement alimentaire, de développer un intérêt pour les métiers agricoles, de renforcer leur employabilité grâce à des compétences pratiques, d’occuper utilement leurs vacances universitaires et de participer à la valorisation concrète des résultats de la recherche scientifique menée au Burkina Faso.

Au cours de leur séjour sur le site, les étudiants seront initiés à une agriculture moderne, intensive et durable, tout en développant des compétences susceptibles de faciliter leur future insertion professionnelle.

Une formation axée sur la production du niébé Komcalé

Selon le Camarade Dr Teyouré Benoît Joseph BATIENO, après le succès de la première édition, cette deuxième phase réunit des étudiants issus de plusieurs filières, notamment l’agronomie, les mathématiques et l’informatique.

Pour cette session, la formation mettra l’accent sur la production de la variété de niébé Komcalé, tout en s’appuyant sur l’expertise des chercheurs burkinabè de l’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles (INERA) de Kamboinsin.

Les étudiants volontaires agricoles bénéficieront d’un accompagnement de l’ANVAR tout au long de leur parcours, afin de mieux comprendre le fonctionnement d’une exploitation agricole et d’en évaluer, à terme, la rentabilité, tout en générant des revenus.

Faire de l’agriculture un levier d’insertion

À travers cette initiative, l’ANVAR ambitionne de faire de l’agriculture un véritable levier d’insertion et d’entrepreneuriat agricole pour les jeunes diplômés.

Cette opportunité leur permettra de transformer leurs connaissances en expériences professionnelles, tout en découvrant les opportunités et les contraintes liées à l’exploitation agricole.

S’adressant aux étudiants volontaires agricoles, le Directeur général de l’ANVAR a situé cette initiative dans un contexte national plus large :

« Nous sommes aujourd’hui dans un contexte où notre pays doit compter davantage sur ses propres capacités. Dans cette dynamique de la Révolution Progressiste Populaire (RPP), la jeunesse a un rôle important à jouer. Nous avons besoin d’une jeunesse qui travaille, qui apprend, qui entreprend et qui participe à la recherche de solutions aux problèmes de notre pays. Nous avons également besoin d’une jeunesse qui comprend que la souveraineté alimentaire ne se décrète pas : elle se construit par le travail et la production. Et vous avez ici une occasion concrète d’y contribuer », a indiqué le Directeur général de l’ANVAR.

Il a exhorté les étudiants volontaires à faire preuve d’un engagement sans faille, d’un esprit de discipline, de solidarité et surtout de patriotisme, afin de faire de cette deuxième édition une réussite éclatante.

Il les a également invités à faire de TOP-VEVA « une expérience utile, concrète et porteuse d’avenir ».

Quatre mois pour acquérir une expérience concrète

Prévue sur une durée maximale de quatre (04) mois, l’initiative TOP-VEVA sera sanctionnée par la remise d’une attestation à chaque bénéficiaire.

En outre, les recettes issues de la production seront redistribuées de manière équitable entre les participants, offrant ainsi aux étudiants l’occasion de conjuguer formation pratique, expérience professionnelle et génération de revenus.